Mont-Rhumsiki, Mokolo, Nord-Cameroun

samedi 27 novembre 2010

Tokombéré: Le collège Baba Simon fête ses 20 ans


La célébration des 20 ans du collège Baba Simon a été une occasion d’action de Grâce et réflexion sur l’avenir du collège.

« Je fus surprise de voir mon fils rafistoler ses habits tout seul, puis l’année suivante, un banc était renforcé, des tables fabriquées et je vous assure, aujourd’hui, je n’ai aucunement besoin d’un mécanicien pour n’importe qu’elle besogne. J’ai juste acheté du matériel pour les réparations : coller les tôles qui coule et le tuyau d’eau cassé, changer un robinet défectueux, réparer les panne d’électricité, changer une ampoule par une regrette. Bref, ce sont des « hommes à tout faire ». C’est le témoignage de Mme Kidmo, mère de trois élèves et six neveux inscrits au collège Baba Simon. A l’occasion de la célébration du 20e anniversaire de ce collège privé catholique, situé à 40 km de Maroua au Nord-Ouest, autorités administratives, religieuses, parents d’élèves, anciens élèves et des partenaires venus de tous les horizons ont tenu a saluer les efforts entrepris par ce collège créé en 1990 et transformé en établissement secondaire avec second cycle en 1997.
« Au cours des 20 années d’existence, du Collège Baba Simon, beaucoup de réalisations ont été faites par les créateurs et les différent acteurs de cet établissement dont la renommée dépasse les frontières de notre département voire de notre région et même de notre pays », a salué le préfet du département du Mayo-Sava qui a fait le déplacement de Tokombéré le 26 novembre 2010. Selon ses propos, le projet pédagogique du collège Baba Simon, « l’école pour la vie », répond parfaitement aux aspirations du gouvernement qui prône la professionnalisation des enseignements. « Les résultats éloquents obtenus aux différents examens officiels montrent à suffisance qu’il est bien possible de former des citoyens complets par l’enseignement général mais également en intégrants dans leur environnement socioéconomique et culturel immédiat », a-t-il noté.
Avant, parents, anciens élèves et enseignants ont raconté chacun les moments de l’histoire de cette institution. « En 20 ans, il y a eu des difficultés, for des réussites aussi », a noté un parent d’élève. Depuis, 2.457 élèves sont passés par le collège. Et aujourd’hui, les fruits sont visibles car le collège a permis de former des citoyens dans tous les domaines de la vie. « 20 ans après, les fruits sont visibles. Aujourd’hui nous avons des anciens élèves qui sont médecins, qui sont polytechniciens, menuisiers, enseignants dans le supérieur, le secondaire et le primaire et donc pour nous ce sont des fruits positifs. Et puis, il y a aussi le faut que les enfants ont appris ici au collège dans le cadre des passerelles en agriculture, maçonnerie etc., permet d’améliorer leurs conditions de vie et de fait leur situation économique, dans leur famille ou dans la région », relève le principal du collège, Etienne Zikra avant d’ajouter que 20 ans « c’est l’âge où on pense qu’on a parcouru du chemin et il faut faire une pause pour évaluer ce chemin parcouru et ce projeter aussi dans l’avenir ».
Pour les partenaires du collège depuis tout ce temps, le collège Baba Simon est un projet significatif, qui intéresse autant les familles que la communauté éducative. « C’est beaucoup de joie de retrouver tout le collège avec des projets nouveaux et des projets qui se poursuivent bien. Avec des objectifs qui peu à peu sont atteints, en particulier permettre aux jeunes de montagne de faire des études et de réussir leur vie, c'est-à-dire d’avoir un métier ou un engagement dans leur village, être de bon de citoyens, des gens responsables avec leur famille. Ces objectifs se poursuivent aujourd’hui, je le vois avec mes yeux », estime Nicole Payelle, première principal du collège, qui a fait le déplacement de Tokombéré.
La célébration eucharistique célébrée par Mgr Philippe Stevens, Evêque de Maroua et Mgr Michel Sentier, Evêque du Diocèse de Créteil en France, a été un moment d’action de Grace au Seigneur pour ce qu’il a fait et veillé sur le collège et sur tous ces enfants qui se sont formés dans ses classes. De même, beaucoup reste à faire pour parfaire l’œuvre chère à Baba Simon. Le besoin de nouvelles infrastructures, l’adaptation des passerelles aux nouvelles exigences des villages, le problème de la voie d’accès au collège et la subvention de l’Etat restent les défis majeurs à surmonter.
« Pour moi, le conseil que j’ai à donner c’est que, il faut être ouvert à tous les pauvres car le collège Baba Simon a été ouvert comme le collège Mazenod autrefois pour les pauvres de la montagne. Il faut qu’on garde cela avec un petit problème financier. Quand on est pauvre, on ne peut pas payer beaucoup et donc ça pose un petit problème », explique Christian Aurenche, fondateur du collège. De même, des efforts s’impose au plan pédagogique, financier, pastoral et même sur les acticités post et périscolaire. « A mon avis, il suffit tout simplement de redoubler d’effort et puis d’assurer un suivi de proximité d’abord au niveau des élèves et au niveau du corps enseignants pour le maintien de l’excellence dans notre collège Baba Simon », conseille le secrétaire à l’éducation catholique du Diocèse de Maroua-Mokolo, Mahama L’Taglock.


Réactions

Philippe Delorme, responsable de l’enseignement catholique du Diocèse de Créteil, France
Je suis ici à Tokombéré au collège Baba Simon parce que je suis le responsable de l’enseignement catholique de Créteil et que nous sommes associés avec le collège Baba Simon depuis 20 ans. Je viens découvrir et célébrer cet anniversaire particulièrement important pour Baba Simon et le collège et pour l’enseignement catholique de Créteil qui soutient depuis 20 ans le collège. Le collège a écrit, « tout homme est un frère ». Nous croyons que pour que cette fraternité existe il faut des moments de rencontre, il faut des possibilités de s’accueillir dans nos différence et que c’est ça qui fonde l’enseignement catholique, que ce soit au niveau local, au niveau national, international. C’est accueil de tous et l’amour de chacun.

« Cela m’a également permis de voir ce qui se vivait »
Mgr Michel Sentier, Evêque de Créteil, France

Je suis l’Evêque de Créteil depuis trois années et l’évêque étant lié avec l’enseignement catholique de son Diocèse, j’ai découvert qu’un partenariat existait entre l’enseignement catholique du Diocèse de Créteil et le collège Baba Simon. Et l’association qui a été crée pour soutenir le collège et l’ensemble du projet qui s’appelle « l’Ecole de la vie ». Alors comme c’était le 20e anniversaire, je visite tous les établissements catholiques de mon Diocèse pour encourager les enseignants à faire vivre le projet éducatif inspiré de l’Evangile. C’est un projet de promouvoir tout homme et tout l’Homme. C’est normal puisque le Collège Baba Simon fait partie un peu en partenariat de l’enseignement catholique du Diocèse, que je vienne aussi visiter l’établissement. C’est pour cela que je suis venu pour les 20 ans. je suis très heureux parce que j’ai essayé d’ouvrir mes yeux, de beaucoup écouter, de visiter et ce qui me plait c’est de voir que le projet éducatif des enfants est en lien avec le projet de Santé de l’hôpital, les centre de santé qui se développe dans les villages, la maison du paysan avec des projets que des jeunes qui ont été formés au collège à cause des passerelles puissent rester dans leur village, promouvoir l’agriculture, promouvoir une autre vision de l’homme et ne pas laisser les jeunes être attirés seulement vers les grandes villes où il vont trouver le chômage ou même l’Europe. Cela m’a également permis de voir ce qui se vivait au niveau de la promotion féminine. Ce qui plait, c’est qu’il y a une vision de développement qui vise l’Homme et tout l’Homme. Et dans ce projet global, on sent que Dieu est à l’œuvre, Dieu est présent, c'est-à-dire que ceux qui participent ici ont une énergie, un enthousiasme qui vient sans doute de leur vision de l’Homme puisé dans la Foi et dans l’Evangile.

Abbé Christian Aurenche, fondateur du collège
Je ressens la joie d’avoir achever un projet que Baba Simon, l’Abbé Simon Mpeke, avait formulé sans pouvoir le réaliser. Et puis s’était absolument logique si on veut mettre les hommes debout il faut les prendre à tous leurs âges, que se soit dans la santé, on les évite de mourir ensuite il faut les éduquer. Et maintenant on a beaucoup^d’étudiants qui marchent avec nous, qu’on les soutient, qu’on encourage. Donc le collège était dedans, c’était normal pour essayer, comme l’a dit l’évêque, de leur donner une éducation à la vérité et à la sagesse, ça marche bien. Les grands défis c’est qu’on s’aperçoit dans le pays, il faut quand même qu’on forme très bien les jeunes parce qu’on voit beaucoup de déviances dans tous les domaines. Tous ces jeunes qu’on essaie d’encadrer, de leur sonner une formation scolaire et intellectuelle, une bonne éducation humaine et spirituelle. On espère ensuite que se soit de bons citoyens, de bons fonctionnaires, de bons techniciens, honnêtes et droits. On espère et ce qu’on garantit c’est qu’on les suit après le Bac, qu’ils sont à l’université et même lorsqu’ils sont en engagement professionnel. On va encore essayer de les garder pour qu’ils ne perdent pas les engagements qu’ils avaient faits au tout début. Ensuite, que les enseignants soient d’abord fidèles à leur enseignement donc qu’ils restent le plus souvent qu’ils ne le font actuellement et qu’ils sachent donner les conseils humaniste, pas simplement sur l’éducation, les maths ou l’histoire mais vraiment faire des hommes tels que on souhaite de les faire.

jeudi 10 juin 2010

Les oubliés du centre pénitencier

« Ma peine est terminée depuis un mois et deux jours et je ne sais pas ce que je fais ici. Je suis dépassé ». Ainsi s’exprime Abdou Kaoré dans la cour intérieure de la prison centrale de Garoua, le 10 juin 2010 au environ de 11h30mn. Sous mandat de dépôt depuis le 19 juillet 2006 et condamné le 7 mai 2010 à deux ans d’emprisonnement et 6 mois d’amende en appel, il déclare avoir totalement purgé sa peine. Comme lui, Yaouba Ousmanou, sous mandat de dépôt depuis le 19 février 2009 et condamné à 4 ans le 22 février, dit avoir fait appel le même jour. « J’ai commencé à aller à l’appel depuis le 09 août 2009. Toutes les fois, on renvoie, en renvoie, je ne comprends pas et ça fait déjà presque’ un an », se plaint-il.
A la prison centrale de Garoua qui compte 1.365 prisonniers, de nombreux prisonniers ne connaissent pas leur sort. « Une fois à l’intérieur de la prison, ils attendent qu’on inscrive leur affaire au parquet », explique Me Asta de Justice et paix du Codas-Caritas. Ce qui n’est pas toujours le cas. Victimes des lenteurs judiciaires, des décisions de relaxe et des mandats d’incarcération qui n’arrivent pas systématiquement à la prison, certains y demeureront des années avant de comparaître. « Dans ce registre, on recense les prévenu du tribunal militaire », croit savoir Me Gilbert Baidai, avocat à Garoua.

Cas patents
Les cas des « oubliés » de la prison centrale de Garoua sont significatifs. « Sodéa et de son complice ont passés 20 ans en prison mais ont été condamnés à la 20e année à 10 ans ’emprisonnement », révèle une source proche des autorités judiciaires. Et qu’il s’agisse du nommé Bayabé Wadang qui a purgé un an de plus sur sa peine principale, d’Oumarou Haman alias Mal Ballo alias Baba Ousséini qui a fait appel depuis 2006 et qui n’a été jugé que le 15 mai 2009, des exemples de détenus en attente de jugement sont légion à Garoua.
Autres exemples, Moussa Sali dont le premier lieu de détention est la prison de Guider à 10 ans d’emprisonnement. Alors qu’il fait appel, il est transféré à Garoua. Il y passera plus d’un an et demi sans passé à l’audience. On constatera que le détenu a été transféré de Guider à Garoua sans son dossier. Oumarou Boukar, incarcéré depuis le 24 septembre 2008, n’a jamais comparu. Après moult fouilles au greffe, une « erreur » se serait glissée dans son dossier : il est considéré comme libre alors qu’il est détenu. Il comparaîtra finalement le 07 août 2009 et a été condamné à 11 mois d’emprisonnement ferme et à une contrainte par corps payé.
« Ces cas sont les plus difficiles car il faut entreprendre de nombreuses démarches à la source. Interroger les familles, fouiller dans les registres des greffes. Ça demande beaucoup de temps. Dans le cas par exemple d’une détenue du camp des femmes qui ne connaît pas la date de sa condamnation. Elle nous a donne déjà deux fausses audiences», explique Cyrille Masoukom du programme Justice et Pais du Codas-Caritas de l’archidiocèse de Garoua.
Comme ses collègues, « Me », comme l’interpelle, à tout bout de champs, les détenus qu’elle appelle pour la plupart par leur nom, Cyrille s’occupe quotidiennement à recenser les cas des prisonniers abandonnés à leur sort. « Ayant terminé leur peine, certains ne savent pas qui va établir leur ordre de mise en liberté », constate sa collègue de Justice et Paix, l’avocate stagiaire Asta. Les deux femmes établissent des démarches entre le parquet et la prison afin de résoudre les cas litigieux. « Elles assurent le suivi des dossiers auprès des greffes des tribunaux et cours afin d’avoir une meilleure visibilité sur la situation pénale des détenus », explique David Bayang, adjoint au responsable du Programme Justice et paix de Garoua.
Il s’agir en effet de recouper et d’établir le nom, la date d’écrou, le motif et la date de condamnation du détenu, « support principal pour effectuer les diligences ». Et depuis quelques années, ces « diligences » se sont avérées efficaces puisqu’elles ont permis de retrouver et de suivre des centaines de dossiers « égarés » et a facilité la libération de plus de 500 détenus. Pour le Procureur général du tribunal de grande instance de Garoua, Jean Nwafo, « le tribunal est très attentif à toutes les procédures. Il veille à ce que les affaires soient jugées en priorité ». S’Il reconnaît que la loi autorise une affaire à passer 6 mois à l’information judiciaire et que le juge peut proroger les délais, « ça ne devrait pas excéder 12 mois pour les délits et 18 mois pour les crimes ».
A part l’assistante des programmes tel Justice et Paix, les prisonnier bénéficient également de l’assistance de plusieurs avocats dont les honoraires sont réglés par l’Union européenne. L’un d’entre eux, Me Gilbert Badai. Il avoue qu’avant c’était pire. « Le détenu pouvait passer des années à la prison sans avoir été ni jugé ni condamné, ignorant même à quel niveau se trouve son dossier ».

Jean Pierre Hachda

lundi 7 juin 2010

Garoua : Neuf détenus libérés grâce aux remises de peine

207 des 1400 prisonniers de la prison centrale de Garoua ont bénéficié de la remise et de la commutation de leurs peines.

Malgré le fait qu’ils soient coupés de toute communication avec l’extérieur depuis le 20 mai 2010, date de la dernière tentative d’évasion à la prison centrale de Garoua qui a connu la mort de trois prisonniers au cours de deux tentatives d’évasion, l’ensemble des détenus de la prison ont salué la décision du président de la République portant commutation et remise de peine à certains prisonniers. Ainsi, 207 détenus de la prison centrale de Garoua ont bénéficié de la grâce présidentielle décrétée le 20 mai 2010 à l’occasion de la célébration des cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification.
Parmi les bénéficiaires de la grâce présidentielle, 9 ont immédiatement recouverts la liberté. Au cours de la cérémonie qui s’est déroulée à l’intérieur de la cour du pénitencier le 7 juin dernier et présidée par le délégué régional de l’administration pénitentiaire du Nord, Ernest Ngassam, les prisonniers offert un tableau réalisé par eux-mêmes au chef de l’Etat. Un chef d’œuvre dans lequel figure le logo du cinquantenaire et deux bras dont une les chaîne ont été brisés, signe de leur liberté recouvrée.
Ces remises et commutations est un « appel à la responsabilité, à l’effort de tous », estime le délégué régional de l’administration pénitentiaire du Nord, Ernest Ngassam. Soixante douze autres auraient dû eux aussi recouvrer leur liberté s’ils n’avaient pas à payer les amendes et frais de justice, objets des contraintes par corps qui leurs sont infligées tout comme 126 autres détenus, bénéficiaires eux aussi des remises à divers degré. « Ils seront progressivement libérés, leurs peines ayant été réduites », a promis le délégué régional de l’administration pénitentiaire du Nord, Ernest Ngassam.
Pour Hamadou, l’un des prisonniers libéré, il est temps de retourner vers le bon chemin et de tout recommencer à zéro. « J’étais un père de famille et je vivais paisiblement. Je gagnais une vie bien. J’ai fréquenté des mauvaises compagnies et elles m’ont entraîné et je suis tombé dans leur piège », confesse le détenu désormais libre par la grâce présidentielle. Il entend retrouver du travail et s’occuper de sa petite famille.
Aux 9 ex-prisonniers libérés, Ernest Ngassam a prodigués des conseils. Abandonnez la voie de la facilité, du mensonge, du vol et autres crimes et cultivez l’esprit de l’effort, le respect de votre personne, de celle de votre prochain et de la chose d’autrui, a-t-il exhorté. « Si vous vous êtes retrouvés en prison par accident, ou par ignorance de la loi, maintenant que vous l’avez connue, fuyez le mal, ne revenez pas en prison volontairement car, récidivistes, le tribunal sera sévère envers vous et vous ne bénéficierez plus d’une prochaine remise.
Pour le procureur générale du tribunal de grande instance de Garoua, Jean Nwafo , les prisonniers condamnés entre autres pour récidive, assassinat, vol aggravé, détournement de deniers publics, corruption, concussion, favoritisme, trafic d’influence et intérêt dans un acte tout comme pour fausse monnaie, fraude fiscale, fraude au examen, condamné pour infraction commise pendant qu’on est en détention… ne bénéficient pas de la remise des peines et des commutation.
En souhaitant une bonne réintégration aux détenus libérés, le régisseur Francis Wantoh Teih a prescrit discipline, bonne moralité et respect des personnels d’encadrement durant le reste de leur séjour à la prison centrale car, le gouvernement « se soucie des détenus ainsi que de leurs conditions de détentions ».
Construite pour accueillir 500 prisonniers, la prison de Garoua comptait près de 1400 pensionnaires, le 7 juin 2010. Les remises de peine et les commutations à 207 détenus va pouvoir la décongestionner et accorder « un plus d’espace pour se mouvoir » au reste des prisonniers.

Jean Pierre Hachda

jeudi 3 juin 2010

Garoua: Huit morts sur la Nationale n°1

8 personnes ont trouvé la mort le 2 juin 2010 des suites d’un accident de la route au environ de 20h30 au lieu dit Sekandé, à 12 km environ de la ville Garoua, sur l'axe Garoua-Figuil. Les 7 rescapés de la Hiace immatriculé NO 236 AB de l’agence « Lux voyage » ont été interné au bloc chirurgie A de l’hôpital régional de Garoua et souffrent de traumatisme crânien grave, de multiples fractures et de luxation de la cuisse. Leur cas nécessitent une prise en charge sérieuse a diagnostiqué le Dr Tankeu.
Partie de Garoua et se rendant à Guider avec 18 passagers à bord, la Toyota Hiace de « Lux Voyage » conduite par Maigari Soma, en excès de vitesse « percute par derrière le véhicule de marque Mercedes remorque immatriculé NO 236 AN et ADRE 0673 A en stationnement », a révélé le commandant du peloton routier de Garoua, l’adjudant-chef Emmanuel Kenmengne.
« La visibilité était discontinue à environ 500 m. Le chauffeur peut voir et connaître quand doubler. Même un avion peut atterrir là. Soit le conducteur du car avait sommeil soit il avait bu ou il était drogué. C’est ces trois éléments qui expliquent son action parce qu’il n’a même pas touché le frein », explique Emmanuel Kenmengne. Toutes les personnes décédées seraient, en plus des occupants de la cabine, ceux du « banc de touche ».
« Tous ces 8 personnes là sont mortes sans exception », explique le commandant. Les quatre corps coincés dans le car et méconnaissables seront extraits par les sapeurs pompiers. « Nous avons reçu 8 blessés dont 7 étaient dans un état grave et 8 corps qui ont été déposés par la suite dont 4 en même temps et les blessé. Les 4 autres qui étaient coincé dans le camion ont été dégagés par les sapeurs pompiers. Ils les ont amenés dans un matériel adapté pour ramasser les corps », témoigne le Dr Emmanuel Théophile Kengne.
Sur les 8 morts, 5 seront seulement identifiés. « Les gens prennent les corps sans carte d’identité. J’ai fais beaucoup d’effort pour identifier les 5 », explique le commandant du peloton routier. Après les premiers soins accordés aux accidentés par l’équipe d’urgence mise en place par l’hôpital et composés de tous les infirmiers des services de garde, des étudiants des écoles des infirmiers en stage, les familles se sont occupées des leurs.

Garoua: Huit morts sur la Nationale n°1

8 personnes ont trouvé la mort le 2 juin 2010 des suites d’un accident de la route au environ de 20h30 au lieu dit Sekandé, à 12 km environ de la ville Garoua, sur l'axe Garoua-Figuil. Les 7 rescapés de la Hiace immatriculé NO 236 AB de l’agence « Lux voyage » ont été interné au bloc chirurgie A de l’hôpital régional de Garoua et souffrent de traumatisme crânien grave, de multiples fractures et de luxation de la cuisse. Leur cas nécessitent une prise en charge sérieuse a diagnostiqué le Dr Tankeu.
Partie de Garoua et se rendant à Guider avec 18 passagers à bord, la Toyota Hiace de « Lux Voyage » conduite par Maigari Soma, en excès de vitesse « percute par derrière le véhicule de marque Mercedes remorque immatriculé NO 236 AN et ADRE 0673 A en stationnement », a révélé le commandant du peloton routier de Garoua, l’adjudant-chef Emmanuel Kenmengne.
« La visibilité était discontinue à environ 500 m. Le chauffeur peut voir et connaître quand doubler. Même un avion peut atterrir là. Soit le conducteur du car avait sommeil soit il avait bu ou il était drogué. C’est ces trois éléments qui expliquent son action parce qu’il n’a même pas touché le frein », explique Emmanuel Kenmengne. Toutes les personnes décédées seraient, en plus des occupants de la cabine, ceux du « banc de touche ».
« Tous ces 8 personnes là sont mortes sans exception », explique le commandant. Les quatre corps coincés dans le car et méconnaissables seront extraits par les sapeurs pompiers. « Nous avons reçu 8 blessés dont 7 étaient dans un état grave et 8 corps qui ont été déposés par la suite dont 4 en même temps et les blessé. Les 4 autres qui étaient coincé dans le camion ont été dégagés par les sapeurs pompiers. Ils les ont amenés dans un matériel adapté pour ramasser les corps », témoigne le Dr Emmanuel Théophile Kengne.
Sur les 8 morts, 5 seront seulement identifiés. « Les gens prennent les corps sans carte d’identité. J’ai fais beaucoup d’effort pour identifier les 5 », explique le commandant du peloton routier. Après les premiers soins accordés aux accidentés par l’équipe d’urgence mise en place par l’hôpital et composés de tous les infirmiers des services de garde, des étudiants des écoles des infirmiers en stage, les familles se sont occupées des leurs.

dimanche 30 mai 2010

Extrême-Nord: Epidémie déclarée de choléra

Depuis son apparition dans la région de l’extrême-Nord il ya environ un mois, l’épidémie de choléra a déjà fait une dizaine de Mort. 5 personnes ont été déclarées mortes de cette maladie à Kossohone dans l’arrondissement de Mogodé. Dans ce village frontalier avec le Nigeria, trois personnes ont trouvé la mort dont une mère et son bébé qui se seraient rendus dans un marché au Nigéria. La grand-mère qui s’occupait de son petit-fils et sa fille seraient également décédée selon des sources médicales. C’est lorsqu’une dizaine villageois de Kossohone vont manifester les mêmes symptômes qu’ils vont être transférés au centre de santé intégré de Mogodé pour la prise en charge. Malgré les soins intensifs administrés, l’épidémie va faire une quatrième victime.
A Makary et Mada dans le Logone et Chari, le premier cas de choléra a été déclaré il y a près d’un mois. De ce coté là, cinq personnes sont décédées. « Dès que nous avons eu confirmation qu’il s’agissait du choléra, nous avons immédiatement mis sur pied une cellule d’alerte afin de contenir la progression de la maladie, en mettant un accent sur la désinfection des points d’eau et des puits », explique le Dr Marcellin Nimpa Mengouo, chef d'unité régionale du programme élargi de vaccination de l'Extrême Nord.
« A l'heure actuelle, il y a en tout 84 cas de choléra dont neufs décès sur toute l'étendue de la région. Il y a précisément 41 cas dont cinq décès à Makary et 33 cas à Mada. La semaine dernière également, plus exactement le 28 mai dernier, on nous a signalé du côté de Mogodé, dans le village Kossehone, 10 cas dont 04 décès dans deux familles proches », a récemment indiqué le délégué régional de la Santé, Dr Rebecca Djaou.
Des équipes déployées les localités affectées ont traité et désinfecté les points d'eau et les puits, les salles d'hospitalisation. « L'Organisation mondiale de la santé, la Croix rouge et l'Unicef nous ont fortement appuyés avec des médicaments. Et, à l'heure actuelle, la situation est maitrisée puisque depuis le 28 mai, on n'a ni enregistré de nouveaux cas, ni des décès», rassure Dr Rebecca. Selon le Dr Marcellin Nimpa Mengouo, les populations ont été sensibilisées et il leur a été recommandé de boire de l'eau de forage, toilettes, de se laver les mains et laver les aliments avant de les consommer.
Des concertations avec les autorités locales ont permis de sensibiliser et à inciter les populations à changer leurs comportements. Le matériel médical offert par les organisations internationales ont permis jusqu’ici à administrer gratuitement des soins aux patients contaminés. En 2009 à l'Extrême-Nord, l’épidémie de choléra avait fait une soixantaine de morts sur près de 395 cas déclarés.

Jean Pierre Hachda

lundi 12 avril 2010

Fenasco B 2010: La région de l’Extrême-Nord championne


Avec 26 médailles remportées dont 8 en or, 8 en argent et 10 en bronze, la région de l’Extrême-Nord remporte les 5e Jeux de la Fenasco ligue B. Les athlètes originaires de la région de l’Extrême-Nord ont imposé leurs marques tout au long des compétitions marquant la 5e édition des jeux Fenasco de la ligue B qui se sont déroulés du 6 au 9 avril 2010 à Mbalmayo.
L’Extrême-Nord s’est particulièrement démarqué dans les sports individuels où elle a effectuée une razzia. Que se soit au saut en longueur filles et garçons, au saut en hauteur garçons, en course de vitesse filles (60m) et en course garçons (600m), l’Extrême-Nord n’a que croqué l’or. La star, sur piste d’athlétisme reste sans doute la jeune Souraya Mahama. A elle seule, deux médailles d’or : une en saut en longueur et l’autre en course de relais. Une confirmation pour la région de l’Extrême-Nord qui a fait mieux que l’année dernière où elle s’est imposée à la deuxième place.
Parmi les équipes du Septentrion, le Nord vient en deuxième position, 6e au classement général. Elle a remporté 4 médailles en or, 5 en argent et 5 en bronze. L’Adamaoua est dernière des trois équipes septentrionales et la 9e place au classement général. Elle remporte une médaille en or, en gymnastique artistique masculine remportée par l’élève Sodéa, 1 médaille en argent et 0 en bronze. Elle remporte néanmoins le trophée de l’équipe fair-play. Les équipe du septentrion se sont démarqués particulièrement au tennis de table, discipline introduite cette année au Fenasco tout comme le basket-ball, le football féminin et le saut en longueur. Nourra Aïssatou du Nord a remporté la médaille d’or en tennis de table filles face à Nzié de l’Adamaoua qui s’est contentée de l’argent.
Au plan national, la région du Nord-Ouest occupe la deuxième place avec 6 médailles en or, 4 en argent et 1 en bronze. La région du Centre qui a remporté la quatrième édition disputée à Bertoua en 2009 vient en 3e position avec 5 médailles en or, 5 en argent et 10 en bronze. Le Littoral occupe la 5e place avec 4 médailles en or, l’Est la 7e position avec 3 médailles en or tandis que le Sud occupe la dernière place.
La pluie qui s’est abattue sur la ville de Mbalmayo tout comme le déplacement du cadre de la cérémonie de clôture qui s’est déroulé finalement à la place des fêtes de Mbalmayo n’a pas gâché l’éclat de la cérémonie et la joie des champions venus des quatre régions du pays. Présents à Mbalmayo à la clôture de la compétition, les ministres de l’Education de base, des Sports, de l’Emploi et de la jeunesse ont remis les trophées aux champions.
Les 1010 jeunes athlètes venus des 10 régions du pays ont rivalisé d’adresse au cours des 5e jeux de la Fenasco B de Mbalmayo qui avaient pour thème « sports à l’école et développement des jeunes ». Pour Mme Youssouf née Hadidja Alim, ministre de l’Education de Base, « ce thème souligne la relation étroite qui existe entre le sport et le développement du jeune » puisque la pratique du sport offre au jeune des opportunités extraordinaires, notamment, un développement physiologique, intellectuel et moral harmonieux de l’enfant.
Plusieurs manquements ont néanmoins été relevé lors des compétitions notamment les fraudes et les tricheries. 25 athlètes ont été disqualifiés. « Les noms portés sont effectivement ceux des enfants des écoles primaire, mais les enfants qui les représentent sortent des lycées », explique Dr Louis Zebaze, président de la commission médicale et de morphologie. Le littoral occupe le top du classement avec 1o cas sur les 25 athlètes sanctionnés. Il s’agira, a expliqué le ministre de l’Education de Base, Mme Youssouf née Hadidja Alim, de réduire ces manquement lors des prochains jeux, prévus dans la région du Sud-Ouest.