Mont-Rhumsiki, Mokolo, Nord-Cameroun
vendredi 21 janvier 2011
Mayo-Kani: Les éléphants s’attaquent aux cultures de contre saison
Après avoir écumés les champs des paysans pendant la saison pluvieuse, les éléphants s’attaquent aux cultures de contresaison notamment au mil de saison sèche, dont les populations avaient fondé leurs espoirs.
Désemparées et impuissantes, les populations de 22 villages situés dans le Mayo-Kani n’ont que leurs yeux pour pleurer. Elles ont tout perdu à cause de la chevauchée dévastatrice des éléphants sortis du parc de Waza. A Laf, localité située à une dizaine de Kilomètres de l’arrondissement de Moutourwa, de nombreuses familles ne savent à quoi ressemblera leur lendemain. « Regardez sur le hangar, il n’y a rien qui a été récolté. Or, à cette période de l’année, nous y entassons les produits récoltés comme le mil rouge, le maïs, l’arachide et le haricot », explique Gabriel Yaya. « Les éléphants ont tout dévasté nos champs. C’est sur ces récoltes que nous comptions pour assurer la santé de nos familles, nourrir nos enfants, réfectionner nos cases et l’acquisition du petit outillage pour l’agriculture », relève Nestor Djived de Laf.
Plusieurs troupeaux d’une centaine d’éléphants seraient à l’origine des dégâts et continuent de dévaster les champs de culture selon Philippe Yala. « Regroupé autour du djaoro( chef de quartier : Ndlr), nous formons des groupes avec l’aide des membres de famille. Chacun vient avec de vieux bidon faire du bruit la nuit afin de chasser les éléphants. On allume le feu, ca permet aux éléphants de se déplacer légèrement puis ils reviennent », dit-il avant d’ajouter « qu’on a la chance que les éléphants n’ont pas encore fait de victimes ».
Apres avoir saccagé les récoltes de la saison de pluie, les éléphants s’attaquent désormais aux mil SS. Appelé caral, il est cultivé pendant la saison sèche et permet aux populations de se rattraper surtout lorsque les récoltes n’ont pas été bonne. Une manière d’ailleurs de luter contre l’insécurité alimentaire. « Les dégâts sont sérieux et s’accumulent dans les champs. Pire, les éléphants s’attaquent s’attaque au mil de contresaison, le caral », s’indigne Amadou Zigaou Jean Paul, du comité local Justice et paix de Moutourwa. Sur le terrain, c’est lui qui recense les populations sinistrées. « Mon travail consiste à l’organisation, la formation et le suivi des groupements dans leurs activités de production agricole », énumère-t-il.
Ce dernier travaille avec les communautés et mobilise les informations exactes concernant les ménages affectés, mes spéculations dévastées avec la superficie. « Actuellement, les informations que j’ai, c’est trois arrondissements touchées dans le Mayo-Kani, 22 villages concernés, plus de 757 ménages pour un peu plus de 889,725 hectares dévastés toutes culture confondues », révèle Amadou Zigaou Jean Paul. Dans les villages ayant subi l’incursion des éléphants, on n’implore que l’intervention des autorités afin de mettre fin au calvaire, à la peur et à l’insécurité alimentaires qui guettent les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Le 17 novembre 2010 à Kaélé et jeudi 18 novembre 2010 à Lara, des représentants 19 villages du département, victimes des dégâts des éléphants, accompagnés par le diocèse de Yagoua, écrivent au préfet. « Les populations […]sont en insécurité totale : sociale et économique, nous ne saurions rester sans vous interpeller davantage », écrivent les représentants qui donnent un délai d’une semaine à compter de la date de signature de la note. Depuis, silence radio alors que les pachydermes continuent leur invasion. Selon David Haranga, le responsable du service agriculture du Codas-Caritas du Diocèse de Yagoua, la situation est préoccupant. « Nous avons plusieurs fois interpellés l’administration publique sur cette situation », explique-t-il alors que les éléphants ont fait leur première intrusion dans le village de Laf le 7 octobre 2010. Le préfet du Mayo-Kani et le sous-préfet de l’arrondissement de Moutourwa étaient alors descendus sur le terrain afin de constater les dégâts sur le terrain à Laf. Des forestiers ont fait partir les éléphants de Zouzouï à coups de fusil, à 6 Km, et se sont retrouvés dans l’arrondissement de Mindif et y séjournent toujours, causant davantage des dégâts.
lundi 10 janvier 2011
E1 : 7e nul consécutif pour Scorpions de Bé
Le suspense aura duré jusqu’à la dernière minutes des 5 additionnelles de la rencontre ayant opposé Scorpions de Bé à Tiko United au stade Roumdé-Adjia de Garoua le 9 janvier 2011, match comptant pour la 8e journée du championnat Elite One. Engagés dès l’entame de la rencontre, l’effort des Scorpions de Bé va porter du fruit. C’est Naï Patrice qui ouvre la marque à la 16e minute sur une passe décisive de Fangargue Pierre. Scorpions double la mise à la 45e minute grâce au but de Mamane Aboubakar, résultat d’un jeu collectif initié par Fangargue à l’aile droit qui passe le ballon à Naï Patrice qui compose avec Mamane Aboubakar qui arme sa frappe et marque le deuxième but de Scorpions.
A peine le ballon sorti du rond central que les joueurs Tiko United foncent en contrattaque. Ache Edong réduit le score à la 46e minute alors que l’arbitre siffle la fin de la partie. Convaincus qu’ils peuvent faire mieux, les poulains de Dominic Ayissi de Tiko United vont se lance à la seconde manche. Plus alertes, ils déploient la stratégie du coach a fait rentrer Nkafu Chapajong et Moumie Abae respectivement à la 60e et à la 62e minute à la place Eya Bate Nganwa Roméo et Djondong Joël. A l’aide de passes courtes et sûres, les Samba Boys cherchent les filets de Sadjo Sadea qui sauve des Scorpions fatigués, ayant trop donné les 45 premières minutes. A la 70e minute, Djondong Joël marque le second but de Tiko United. A 2-2, Scorpions encaisse son 7e match nul après seulement 8 journées du championnat dont une victoire face à Canon de Yaoundé. Ce qui a fait dire au coach Waivé Féfé qu’il ne comprenait pas cette succession de nul. « Si c'est moi le problème, je suis prêt à partir si c’est le cas », a-t-il dit.
Fiche Technique : Fc de Be # Tiko United
Stade Omnisports Roumde Adjia de Garoua
Officiels :
A: Ottou Mathurin
A1: Boya Kedi
A2: Awono Emmanuel
4e: Mal Souley
Coordinateur Général : Kiloa Falou
Commissaire : Gaoussoumou Jean
Buts : Naï Patrice 16e mn et Mamane Aboubakar 45e mn (pour Scorpions de Bé) et Ache Edong 46e mn et Djondong Joël 70e mn (Pour Tiko United).
Cartons : Jaune (17 Olivier Tchoing (25e mn) et 22 Nzonnkou Djogoua (67e)
Scorpion de Bé : 1- Sadjo Sadea 27- Tchouonfine 4- Betala 25- Okpwae 3- Djenaissem 28- Aminou Bouba (90e, 17- Kamwe) 8- Dourwé (cap) 14- Narma (6- Toukour) 7- Fangargue 29- Mamane Aboubakar 26-Naï Patrice
Réserviste : 16- Djafarou 12- Mamang 6- Toukour 21- Balouni 17- Kamwe 15- Bambara Golopo 30 Weleme
Coach : Waivé Féfé
Tiko United : 22 Nzonnkou Djogoua 3 Djondong Joël (91e, 15 Dogo Kingsley) 18 Ayo Ngane 17 Olivier Tchoing 2 Kibong Lam 5 Eya Bate (62e mn, 8 Moumie Abae) 4 Tamen Medrano 30 Michael Eva 20 Mario Elimbe 13 Ache Edong 11 Nganwa Roméo (60e, 14 Nkafu Chapajong) Réservistes : 1 Idrissou Oumarou 15 Dogo Kingsley 6 Etengemeng Akangmba 8 Moumie Abae 14 Nkafu Chapajong 10 Ndoumbe Rostand
Coach: Dominic Ayissi
Maroua. 500 malvoyants gratuitement opérés par la Wamy
Consulter 5.000 malades et en opérer 500 à titre gratuit tout comme accorder des soins ainsi que des médicaments ces derniers en une semaine. C’est l’objectif que s’est donné la caravane médico-chirurgicale de la World assembly of muslim youth (Wamy) qui a pris ses installations, du 8 au 15 janvier 2011, au centre de santé de Bamaré à Maroua. Des patients partis de toute la région septentrionale se sont ainsi retrouvés à l’hôpital de Bamaré pour bénéficier, chacun à son tour, des soins des médecins en campagne. L’équipe médicale, constituée d’ophtalmologues chirurgiens expatriés et camerounais ont travaillé sous la coordination de la Wamy Cameroun.
Pour cette 2e campagne médico-ophtalmologique de la 11e édition de la caravane médico-chirurgicale, des patients souffrants de Blépharite, cataracte, le chalazion, conjonctivite, décollement de la rétine et autres ont été accueillis. La caravane médicale a été accompagnée d’une campagne de sensibilisation sur le bien-être social à travers une importante littérature islamique et des programmes distribués sur support CD. Les caravanes ophtalmologiques de la Wamy sont largement appréciées par les populations de la région qui ne manquent pas de se déplacer par dizaine de milliers pour se faire consulter. En témoigne d’ailleurs la cour intérieure noire de monde de l’hôpital de Bamaré.
Depuis plusieurs années en effet, la Wamy mène des activités à caractère humanitaire en faveur de la jeunesse camerounaise. Ses diverses activités vont des relations publiques à l’assistance humanitaire en passant par l’éducation et le social. Dans le cadre de la lutte contre l’analphabétisme et la réduction du fossé numérique, elle opère dans la facilitation de l’accès à l’informatique et à Internet aux jeunes notamment avec l’ouverture de deux centres multimédia à Yaoundé et à Ngaoundéré. Un centre multimédia équipé de dix ordinateurs y compris un serveur Internet équipé a également été mis à la disposition des populations de Kousseri par la Wamy.
lundi 3 janvier 2011
Bidzar: La Paroisse fête ses 50 ans
Noire de monde, la cour intérieure de la Paroisse Cœur Immaculée de Marie de Bidzar s’est avérée insuffisante pour accueillir les fidèles chrétiens de la Paroisse et d’ailleurs venus célébrer les 50 ans de d’évangélisation de la paroisse. Célébré en la solennité de l’Epiphanie, le jubilé d’or de la Paroisse Cœur Immaculée de Marie de Bidzar est lourd de sens selon Mgr Antoine Ntalou, archevêque de Garoua. « La fête d’aujourd’hui est une révélation de Jésus. Mais une révélation de Jésus à ceux qui n’étaient pas juifs », a-t-il dit. C’est en ce jour, de l’Epiphanie, le 2 janvier 2011, que « les païens que nous sommes, sommes associés au même héritage que les juifs ».
Si l’œuvre de l’évangélisation a commencé depuis deux mille ans dans le monde, c’est depuis 50 ans qu’elle a atteint le peuple de Bidzar. Aussi, si c’est une bonne chose de célébrer les noces d’or d’une paroisse, « nous devons apprendre à rendre grâce à Dieu », a exhorté Mgr Ntalou. Il a demandé « qu’est ce que la paroisse de Bidzar a fait de la Bonne Nouvelle qu’elle a reçu depuis 50 ans ?» L’œuvre accompli est à comparer dans la fréquentation des prières, la célébration du mariage et de notre engagement dans les actions menées par l’Eglise. Au contraire, les ténèbres sont entrées dans plusieurs mariages mariage chrétiens de cette paroisse, plusieurs chrétiens manquent d'intérêt pour la chose de la foi et de l’Eglise. « Nous avons un peu avancé, nous sommes aussi beaucoup tombé. Il y a eu des chutes, il faut faire quelque chose, c’est le moment », a-t-il expliqué. Le jubilé est un moment de joie, mais c’est aussi un moment où nous prenons de nouvelles responsabilités.
« Au commencement était cette parole : « Allez, de toutes les nations faites mes disciples et baptisez-les au nom du père et du fils et du saint Esprit… » et depuis 1960, par ses premiers baptisés, cette bonne nouvelle a pris racine dans cette terre bénie de Bidzar », a quelque minute plus tôt confessé le Curé de la paroisse de Bidzar, l’Abbé Emile Kofor Saiga. Il a rendu hommage aux « ouvriers de la première heures » qui se sont heurtés aux résistances et difficultés de toutes sortes pour apporter la parole de Dieu aux païens. « je voudrais particulièrement salué ici le prêtre qui commença il y a cinquante ans dans des conditions modestes ce que nous appelons aujourd’hui la paroisse Cœur immaculé de Marie de Bidzar : j’ai nommé l’infatigable doyen le père Alexis Atangana ». Avec 4.965 baptisés, la paroisse a vu le passage de 12 prêtres et 08 religieuses. Elle compte également 2 prêtres, 2 religieuses, 4 petits séminaristes et 3 postulantes.
jeudi 23 décembre 2010
Renaissance de Ngoumou humiliée à Garoua
Après un match nul, âprement arraché à Ngaoudéré University Fc le week-end dernier à Ngaoundéré, Cotonsport de Garoua qui recevait Renaissance de Ngoumou le 22 décembre 2010 au stade de Roumdé adjia de Garoua, match comptant pour la 7e journée, a donné une leçon de foot aux poulains de Towa Richard. 5 à 0 à la fin de la rencontre, c’est Momi Hilaire (7) qui ouvre le score dès la 10e minute. Le sort du match va se sceller à la 26e minute lorsque Kpwolon Serge (13) de Renaissance, alors dernier défenseur, tacle Haman Jacques (26) qui s’était retrouvé seul face au gardien Nsangou. Il écope d’un carton rouge. Towa Richard, le coach de Renaissance décide alors de faire sortir un attaquant, Endougou René (7) pour le défenseur Ndeng Pierre (15). A dix contre onze, Renaissance tient jusqu’à la fin de la première partie.
Cinq minute de jeu après la reprise, Momi Hilaire marque son deuxième but sur corner centré par Oyonga Bitoko. Affaibli, dominé, Renaissance est presque transparente devant Contonsport qui multiplie des occasions de buts. A la 60e minute, Lancina Karim (2) de Cotonsport, sur un coup franc à 20 m de la surface de réparation, arme sa frappe et transperce les filets. Coton mène 3 à 0. Momi Hilaire, le Centrafricain de Cotonsport s’offre un tripait à la 65e sur un pressing offensif et marque le 4e but. L’entrée d’Alnoudji Nicholas à la 73e minute est accompagne des ovations des supporters de Coton. C’est Ismaïla Baba qui va saler l’addition en marquant le 5e bur de Coton à la 85e minute sous les acclamation des supporter qui semblent avoir retrouver Cotonsport des grands jours.
Stade Omnisports Roumde Adjia
heure15 H 30
Coton Sport de Garoua # Renaissance de Ngoumou
Score : 5-0
Equipes
Coton sport de Garoua
16 Moumine Kasssouré 3 Ndzana Kana 15 Ewonde Epassi 8 Pala Sie 28 Oyonga Bitoko 2 Lancina Karim (14 Alnoudji Nicholas, 73e mn)10 Ashu Tamae (11 Ousmaila Baba, 60e mn)20 Balokog Nack 27 Salli Edgar 7 Momi Hilaire 26 Haman Jacques (18 Babanda Jacques, 69e mn)Remplaçants 18 Babanda Jacques
11 Ousmaila Baba 14 Alnoudji Nicholas 9 Minane Paul 21 Mbongo Ewangue 12 Seidou Idrissa 22 Mouloum Illiassou Coach : Haman Gabrielle
Renaissance de Ngoumou
1 Nsangou 5 Ndjock Yves 8 Belinga Steve 3 Ibrahim Wassia 13 Kpwolon Serge (carton rouge, 26e mn)
12 Ihkanga Jean 6 Armand Mefire (20 Ndjam Alain, 64e mn)23 Ondolo Alix 7 Endougou Rene (15 Ndeng Pierre, 30e mn)21 Belga Emmanuel 10 Obekop Marius Remplaçants 2 Dassi Alfred 11 Tchuente Cyrille
20 Ndjam Alain 15 Ndeng Pierre 16 Ngana Eric 19 Ngoniffe Junior 14 Anaba Patrick Coach: Towa Richard
Officiels:
Arbitre: Nlepna David
Arbitre assistant N°1: Ngo’on Mbeleck
Arbitre assistant N°2: Ndam Blaise
4e arbitre : Daïrou Gambo
Coordinateur général : Kiloa Falou
Commissaire : Maliki Daniel
Butteurs:
7 Momi Hilaire (10e, 50e ,65e), 2 Lancina Karim (60 e), 11 Ousmaila Baba (85e mn)
Réactions
Haman Gabrielle, coach de Coton Sport
Comme depuis le début de la saison, les gars se donnent à fond, ils font des bons matches. C’est vrai que dans les autres matches on n’a pas eu la chance de marquer beaucoup de but. Cet après midi on a marqué cinq buts. Je crois que c’est mérité dans l’ensemble du match et dans l’ensemble de la saison. Je pense que cette équipe est en construction. C’est une équipe qui ne fait que progresser au cours des matchs. Là, on a atteint un bon niveau. C’est vrai qu’il faut davantage l’améliorer pour les matchs de coupe africaine. Je dis au public de ne pas s’inquiéter. Cette équipe monte en puissance et nous arriverons à faire quelque chose de bien dans les jours à venir.
Towa Richard, coach de Renaissance de Ngoumou
La rencontre s’est jouée à la première mi-temps. Ça a déstabilisé tout le groupe. Je crois que les quatre autres buts sont venus très facilement. La première a été décisive pour ce match. On ne peut pas se fier sur le report du match pour expliquer cet échec. C’est un match qui s’est joué en 90 minutes. Tous les joueurs étaient appelés à pouvoir donner le maximum d’eux même. Le match s’est joué à la première mi-temps, le carton rouge, il a été un peu trop sévère et il y a des actions qui n’étaient vraiment pas facile pour nous.
Garoua : Les détenus ouvrent boutique
Située en face de la prison centrale, « la boutique du détenu » offre au public des objets d’art fabriqués par les prisonniers.
L’ouverture de « la boutique du détenu » a été l’un des moments forts et innovants de la célébration de l’arbre de noël 2010 à la prison centrale de Garoua le 22 décembre 2010. Fruit de l’Association « Cam to me », le magasin qui est logé dans un container aménagé est un espace de vente des différents produits et objets d’arts, de décorations, de sports conçus par les prisonniers de la prison centrale. Le projet qui a vu le jour grâce au concours d'un groupe d'amis italiens réunis au sein « Cam to me » vise d’un part à faire connaître au grand public, le savoir-faire des prisonniers, et la réinsertion socio-profession des détenus d’autre part. « La boutique du détenu est entièrement gérée par les prisonniers eux-mêmes. Nous allons les accompagner dans le processus d’approvisionnement, de la gestion des stocks, du marketing, de la tenue d’une bonne comptabilité », explique David Bayang, membre de « Cam to me » et volontaire à la prison.
De même, les bénéfices tirés de la vente des objets sont totalement rétrocédés aux détenus pour les aider à subvenir à leurs besoins vitaux voire payer le transport du détenu libéré après avoir purgé sa peine. « Le prisonnier peut également cotiser cet argent et une fois sorti de la prison, monter un projet pour sa réinsertion avec notre appui », révèle David Bayang qui regrette que tous les prisonniers notamment les femmes n’y participent pas pleinement faute de formation. Ici, l’apprentissage se transmet par détenus qui se regroupent dans des coins pour tisser, broder ou sculpter des œuvres. « L’autre handicap, ce qu’il est formellement interdit de faire entrer des objets « dangereux » à l’intérieur de la prison (marteau, couteau, ciseaux, scie etc). Ce qui limite la variété des prestations à présenter par les prisonniers », déplore-t-
Du 20 au 22 décembre 2010, le programme de la semaine de l’arbre de noël à la prison centrale de Garoua déroulait une diversité d’activités dont l’investissement humain, la projection d’un film sur écran géant, le match des incollables, les causeries éducatives sur la salubrité en milieu carcéral, les concours de danses traditionnelles, de poèmes et sketchs, un match de foot et un repas avec le millier de prisonnier du centre détention. Des prix ont ainsi été remis aux meilleurs. La messe de noël a d’ailleurs été dite par Mgr Antoine Ntalou, archevêque métropolitain de Garoua qui a fait le déplacement de la prison.
«Nous sommes venus vers eux en ce jour pour leur rappeler que la fête de noël n’est pas seulement pour les autres, mais pour eux », a rappelé Mgr Antoine Talou. La privation de liberté est une épreuve non négligeable. « mais le fait d’être détenu ne signifie pas qu’on pas aimé par Dieu », a-t-il dit avant de dire, «sachez que Dieu vous aime, il vous aime ». Dans son homélie, il a rassuré les détenus en disant que «Dieu vient à l’homme qui est tombé pour le relever ».
Construite pour accueillir 500 prisonniers, la prison de Garoua comptait près de 1500 pensionnaires le 22 décembre 2010. 80 à 160 détenus occupent chacune des 11 cellules de la prison. La cellule N°11 est réservée aux 11 femmes détenues. Malgré les efforts des responsables en charge des prisons, il faut noter que les liés au surpeuplement, à la promiscuité et à la qualité de l’alimentation des détenus sont criards. « Je voudrais conduire un plaidoyer pour inciter le gouvernement en place à faire bon usage de la main d’œuvre pénale. La préparation à la réinsertion socioprofessionnelle du détenu, passe aussi par la mise en place d’un cadre spécial de législation de travail des détenus », espère David Bayang qui souhaite offrir sa dignité à tous les prisonniers de Garoua.
Interview
«70% des prisonniers de Garoua sont des récidivistes »
David Bayang, volontaire à la prison centrale de Garoua
Comment est né votre projet ?
Cela fait bientôt 5 ans que j’interviens bénévolement aux cotés des détenus de la prison centrale de Garoua. L’essentiel de ma mission porte sur l’assistance judiciaire aux détenus les plus indigents. Cette assistance consiste à diligenter les dossiers des prisonniers auprès du Parquet, à requérir les services d’un Avocat pour les dossiers complexes, à payer les contraintes par corps pour les prisonniers les plus nécessiteux, à mettre en lien les détenus avec leurs familles. Pendant mes visites de monitoring, j'ai remarqué que les détenus ont du génie et du talent. Ils savent réaliser des objets d’arts, de décorations, de sports etc. J'ai pensé qu’on pouvait les accompagner en créant un espace de vente des différents produits conçus par leurs soins. Cet espace a vu le jour avec le concours d'un groupe d'amis italiens réunis au sein d'une petite association appelée « Cam to me ».
Que recherchez-vous par ce projet ?
Notre intention est de faire connaître au grand public, le savoir-faire des prisonniers. Le projet vise aussi la réinsertion socio-profession des détenus. A terme, nous allons construire une salle polyvalente qui servira de cadre pour accueillir ceux des prisonniers qui désirent apprendre à concevoir un objet d’art commercialisable.
Comment est géré cet établissement ?
La boutique du détenu est entièrement gérée par les prisonniers eux-mêmes. Nous allons les accompagner dans le processus d’approvisionnement, de la gestion des stocks, du marketing, de la tenue d’une bonne comptabilité.
Est-ce tous les détenus qui sont concerné par ce projet ?
Oui, tous sont interpellés à y participer activement. Il y a un problème chez les femmes prisonnières : elles ont besoin de formation avant de se lancer dans la fabrication des objets. L’autre handicap, ce qu’il est formellement interdit de faire entrer des objets « dangereux » à l’intérieur de la prison (marteau, couteau, ciseaux, scie etc). Ce qui limite la variété des prestations à présenter par les prisonniers.
Quels avantages disposent-ils en produisant des objets d’art pour cette échoppe ?
Les bénéfices tirés de cette boutique sont entièrement rétrocédés aux détenus. Cet argent peut aider à subvenir aux besoins vitaux des prisonniers. Il peut aussi aider à payer le transport du détenu libéré après avoir purgé sa peine.
L’ouverture de « la boutique du détenu » a été l’un des moments forts et innovants de la célébration de l’arbre de noël 2010 à la prison centrale de Garoua le 22 décembre 2010. Fruit de l’Association « Cam to me », le magasin qui est logé dans un container aménagé est un espace de vente des différents produits et objets d’arts, de décorations, de sports conçus par les prisonniers de la prison centrale. Le projet qui a vu le jour grâce au concours d'un groupe d'amis italiens réunis au sein « Cam to me » vise d’un part à faire connaître au grand public, le savoir-faire des prisonniers, et la réinsertion socio-profession des détenus d’autre part. « La boutique du détenu est entièrement gérée par les prisonniers eux-mêmes. Nous allons les accompagner dans le processus d’approvisionnement, de la gestion des stocks, du marketing, de la tenue d’une bonne comptabilité », explique David Bayang, membre de « Cam to me » et volontaire à la prison.
De même, les bénéfices tirés de la vente des objets sont totalement rétrocédés aux détenus pour les aider à subvenir à leurs besoins vitaux voire payer le transport du détenu libéré après avoir purgé sa peine. « Le prisonnier peut également cotiser cet argent et une fois sorti de la prison, monter un projet pour sa réinsertion avec notre appui », révèle David Bayang qui regrette que tous les prisonniers notamment les femmes n’y participent pas pleinement faute de formation. Ici, l’apprentissage se transmet par détenus qui se regroupent dans des coins pour tisser, broder ou sculpter des œuvres. « L’autre handicap, ce qu’il est formellement interdit de faire entrer des objets « dangereux » à l’intérieur de la prison (marteau, couteau, ciseaux, scie etc). Ce qui limite la variété des prestations à présenter par les prisonniers », déplore-t-
Du 20 au 22 décembre 2010, le programme de la semaine de l’arbre de noël à la prison centrale de Garoua déroulait une diversité d’activités dont l’investissement humain, la projection d’un film sur écran géant, le match des incollables, les causeries éducatives sur la salubrité en milieu carcéral, les concours de danses traditionnelles, de poèmes et sketchs, un match de foot et un repas avec le millier de prisonnier du centre détention. Des prix ont ainsi été remis aux meilleurs. La messe de noël a d’ailleurs été dite par Mgr Antoine Ntalou, archevêque métropolitain de Garoua qui a fait le déplacement de la prison.
«Nous sommes venus vers eux en ce jour pour leur rappeler que la fête de noël n’est pas seulement pour les autres, mais pour eux », a rappelé Mgr Antoine Talou. La privation de liberté est une épreuve non négligeable. « mais le fait d’être détenu ne signifie pas qu’on pas aimé par Dieu », a-t-il dit avant de dire, «sachez que Dieu vous aime, il vous aime ». Dans son homélie, il a rassuré les détenus en disant que «Dieu vient à l’homme qui est tombé pour le relever ».
Construite pour accueillir 500 prisonniers, la prison de Garoua comptait près de 1500 pensionnaires le 22 décembre 2010. 80 à 160 détenus occupent chacune des 11 cellules de la prison. La cellule N°11 est réservée aux 11 femmes détenues. Malgré les efforts des responsables en charge des prisons, il faut noter que les liés au surpeuplement, à la promiscuité et à la qualité de l’alimentation des détenus sont criards. « Je voudrais conduire un plaidoyer pour inciter le gouvernement en place à faire bon usage de la main d’œuvre pénale. La préparation à la réinsertion socioprofessionnelle du détenu, passe aussi par la mise en place d’un cadre spécial de législation de travail des détenus », espère David Bayang qui souhaite offrir sa dignité à tous les prisonniers de Garoua.
Interview
«70% des prisonniers de Garoua sont des récidivistes »
David Bayang, volontaire à la prison centrale de Garoua
Comment est né votre projet ?
Cela fait bientôt 5 ans que j’interviens bénévolement aux cotés des détenus de la prison centrale de Garoua. L’essentiel de ma mission porte sur l’assistance judiciaire aux détenus les plus indigents. Cette assistance consiste à diligenter les dossiers des prisonniers auprès du Parquet, à requérir les services d’un Avocat pour les dossiers complexes, à payer les contraintes par corps pour les prisonniers les plus nécessiteux, à mettre en lien les détenus avec leurs familles. Pendant mes visites de monitoring, j'ai remarqué que les détenus ont du génie et du talent. Ils savent réaliser des objets d’arts, de décorations, de sports etc. J'ai pensé qu’on pouvait les accompagner en créant un espace de vente des différents produits conçus par leurs soins. Cet espace a vu le jour avec le concours d'un groupe d'amis italiens réunis au sein d'une petite association appelée « Cam to me ».
Que recherchez-vous par ce projet ?
Notre intention est de faire connaître au grand public, le savoir-faire des prisonniers. Le projet vise aussi la réinsertion socio-profession des détenus. A terme, nous allons construire une salle polyvalente qui servira de cadre pour accueillir ceux des prisonniers qui désirent apprendre à concevoir un objet d’art commercialisable.
Comment est géré cet établissement ?
La boutique du détenu est entièrement gérée par les prisonniers eux-mêmes. Nous allons les accompagner dans le processus d’approvisionnement, de la gestion des stocks, du marketing, de la tenue d’une bonne comptabilité.
Est-ce tous les détenus qui sont concerné par ce projet ?
Oui, tous sont interpellés à y participer activement. Il y a un problème chez les femmes prisonnières : elles ont besoin de formation avant de se lancer dans la fabrication des objets. L’autre handicap, ce qu’il est formellement interdit de faire entrer des objets « dangereux » à l’intérieur de la prison (marteau, couteau, ciseaux, scie etc). Ce qui limite la variété des prestations à présenter par les prisonniers.
Quels avantages disposent-ils en produisant des objets d’art pour cette échoppe ?
Les bénéfices tirés de cette boutique sont entièrement rétrocédés aux détenus. Cet argent peut aider à subvenir aux besoins vitaux des prisonniers. Il peut aussi aider à payer le transport du détenu libéré après avoir purgé sa peine.
mercredi 15 décembre 2010
Maroua : Le festival «Yelwata Maroua Ier 2010 » se prépare
Intégrer les produits artistiques et culturels dans la politique de développement de la commune à travers leur intégration dans les échanges avec d’autres communauté et en donnant à leur promoteurs la possibilité d’être présents aux différents rendez-vous du donner et du recevoir. C’est l’objectif donnez par les responsables de la commune de Maroua 1er au premier festival culturel baptisé «Yelwata Maroua Ier 2010 » qui se tiendra du 28 au 30 décembre 2010 dans l’enceinte de la bibliothèque pilote régionale de Maroua, village du festival.
Au programme, des conférences et débats portant sur la culture, des expositions d’objets d’art, jeux et tombola, une foire expo-promo, des projections cinématographiques, des activités culturelles, l’élection Mis et master Maroua 1er une fantasia et diverses autres attraction. Pour le président du comité d’organisation, le maire de Maroua 1er, Hamadou Haminou, le festival des arts et de la culture « Yelwata Maroua Ier entend « participer à la promotion des cultures locales dans le contexte de la décentralisation ». Artisans, artistes, humoristes, écrivains, cinéastes, imminents professeurs et promoteurs sont attendus au village du festival qui accueillera les visiteurs de 9 heures à 22 heures.
Organisé sous le thème « la culture : socle de développement de Maroua Ier, le festival «Yelwata Maroua Ier 2010 » entend placer la culture au centre du développement local. « une fantasia sera organisée en face du village du festival le 30 décembre à 15 heures en présence de sa Majesté le lamido de Maroua. Elle sera précédée de 02 combats de lutte traditionnelle», indique un membre du comité d’organisation.
Des stands seront mis à la disposition des entreprises et des acteurs du secteur informel pour exposer et faire la promotion et la vente de leurs produits. Avec la fermeture de la quasi-totalité des salles de cinéma dans la région du Grand-Nord, le festival «Yelwata » offrira une occasion de discuter, d’exposer et de commenter sur des films produits par les cinéastes locaux. Les soirées culturelles verront voir passer les groupes de danse de la région. «Au soir du 30 décembre, seront organisée des élections en vue de désigner la mis et le master de Maroua 1er Le choix sera fait par un jury impartial choisi parmi des hommes de culture », prévient le maire de Maroua 1er, Hamadou Haminou.
Au programme, des conférences et débats portant sur la culture, des expositions d’objets d’art, jeux et tombola, une foire expo-promo, des projections cinématographiques, des activités culturelles, l’élection Mis et master Maroua 1er une fantasia et diverses autres attraction. Pour le président du comité d’organisation, le maire de Maroua 1er, Hamadou Haminou, le festival des arts et de la culture « Yelwata Maroua Ier entend « participer à la promotion des cultures locales dans le contexte de la décentralisation ». Artisans, artistes, humoristes, écrivains, cinéastes, imminents professeurs et promoteurs sont attendus au village du festival qui accueillera les visiteurs de 9 heures à 22 heures.
Organisé sous le thème « la culture : socle de développement de Maroua Ier, le festival «Yelwata Maroua Ier 2010 » entend placer la culture au centre du développement local. « une fantasia sera organisée en face du village du festival le 30 décembre à 15 heures en présence de sa Majesté le lamido de Maroua. Elle sera précédée de 02 combats de lutte traditionnelle», indique un membre du comité d’organisation.
Des stands seront mis à la disposition des entreprises et des acteurs du secteur informel pour exposer et faire la promotion et la vente de leurs produits. Avec la fermeture de la quasi-totalité des salles de cinéma dans la région du Grand-Nord, le festival «Yelwata » offrira une occasion de discuter, d’exposer et de commenter sur des films produits par les cinéastes locaux. Les soirées culturelles verront voir passer les groupes de danse de la région. «Au soir du 30 décembre, seront organisée des élections en vue de désigner la mis et le master de Maroua 1er Le choix sera fait par un jury impartial choisi parmi des hommes de culture », prévient le maire de Maroua 1er, Hamadou Haminou.
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