Un show mémorable a été offert au public de Garoua lors de la 2e édition du Festival Woïla HipHop 2010 qui a rassemblé près de 500 jeunes au Centre culturel français.
Avec les passages acclamés et euphoriques des artistes invités et en provenance de Ngaoundéré, Maroua, Yaoundé et Ndjamena au cours du grand concert hip hop clôturant la 2eédition du festival Woïla HipHop 2010, le 11 décembre, les populations de la ville de Garoua ont cette fois encore admiré les prestations des rappeurs « locaux ». Parrainée par le rappeur Parol, la deuxième édition du festival a connu la participation des rappeurs, danseurs, dj’s, graffitistes, communicateurs, managers et producteurs. Sur le podium, Dogg Fadah et Aimé Love du Tchad, Amerd D et Lasko de Ngaoundéré, Red Street de Maroua, Sahel HipHop Crew, Xylem, Cosmic Amer de Garoua. Un show mémorable offert au public de Garoua le samedi 11 décembre à l’Alliance française. Près de 500 jeunes en délire, ont fait la fête jusqu’à minuit avec les artistes qui se sont succédé sur la scène. A l’entrée de Parol, la salle s’est littéralement embrassée avec des « tueries » de son premier album et de sa street tape.
Le festival Woïla HipHop a offert aux artistes du Nord Cameroun, très peu en mouvement, « une vraie opportunité de rencontre et d'échange avec les artistes venus d'ailleurs », selon dj Kader, membre de l’association 2H. A travers l’exposition : Kamer, 20 ans de cultures urbaines, des ateliers d’écriture, de montage assisté par ordinateur animé par dj Kader et dj Kalbo (Maroua), graffiti et de danse, de rencontre d’échange, de projection documentaire, le concert « Découverte » avec les artistes locaux et du grand concert baptisé « la Nuit du Show hiphop », les adeptes du hip hop ont servi et édifié pendant deux jours.
Pour ses concepteurs, Woïla Hip Hop festival offre aux artistes du Nord-Cameroun d’exprimer leur culture urbaine sous ses différentes formes, susciter l’intérêt des pouvoirs publics, des mécènes et des bailleurs de fond à soutenir le secteur artistique et culturel et l’accompagner dans son processus de développement tout en favorisant la circulation et les échanges entre artistes de la sous-région Afrique centrale. Par ailleurs, il s’agit de mettre en valeur les créations des artistes du Grand-Nord et trouver des voies et moyens pour une diffusion de leur création, créer un réseau d’artistes et acteurs des cultures urbaines du Grand Nord afin d’internationaliser le festival en nouant des partenariats avec d’autres festivals internationaux et des institutions internationales.
« Passeport pour les cultures urbaines dans le Grand-Nord, Waila hi hop permet depuis la première édition, la circulation sous régionale des artistes. Il est aussi un espace de formation et de professionnalisation pour les artistes et pour les jeunes opérateurs culturels de la zone sahélienne », explique le rappeur Salaam venu de Ngaoundéré. Au terme de la 2e édition du festival qui a cette fois connu le soutiens de plusieurs sponsors, de nombreuses propositions constructives ont été apportée afin de dynamiser les cultures urbaines dans la partie septentrionale, de renforcer les capacités des principaux acteurs et de bâtir un axe culturel Cameroun –Tchad.
Interview
«Dans ce pays, on clochardise les artistes »
Ebah Essongue Shabba, administrateur du festival Woïla HipHop
Quel a été le point fort de la 2e édition du festival Woïla HipHop 2010 à Garoua ?
Merci de me donner l’opportunité de revenir sur cette 2e édition du Festival Woïla HipHop 2010 qui s’est tenue du 10 au 11 décembre à Garoua. Plutôt que de points fort je parlerai de monter en puissance. D’abord nous notons un engouement du public qui traduit un réel intérêt pour les cultures urbaines, les sponsors ont mieux réagit cette année et les artistes nous sollicitent davantage pour des programmations. L’édition 2010 a proposé un pré festival annonçant l’édition 2011, avec comme particularité celle de présenter des têtes d’affiches nationales et internationales montrant la volonté de ces derniers d’accompagner le développement du hip hop dans le Nord-Cameroun. Les artistes invités a cette édition était Parol (le parrain : Ndlr), Dogg fadah et Aimé Love du Tchad, Amer D et Lasko de Ngaoundéré, Kalbo et Red Street de Maroua, Sahel HipHop et Xylem de Garoua. Le festival est organisé par l’association 2H en partenariat avec l’Alliance française de Garoua.
Que vise toute l’activité menée autour du festival ?
Comme tout festival, le Woïla hip hop offre avant tout une vraie opportunité de rencontre et d'échange entre les artistes locaux et ceux venus d'ailleurs. A travers les différentes activités, atelier d’écriture, montage assistée par ordinateur, rencontres professionnelles… nous voulons professionnaliser les principaux acteurs de cette filière, diffuser leur création et éventuellement leur permettre de vendre celles-ci. En bref, il s’agit pour nous de donner aux populations locales le goût du hip hop.
Vous définissez le hip hop comme une culture urbaine. Peut-on savoir ce à quoi ça rime ?
Les cultures urbaines regroupent les sports et les arts urbains ou les arts citadins. Les disciplines sont variées notamment la danse, les genres musicaux rap, slam, hip-hop, human beat box, le sports de rue comme le roller, skate, BMX, basket de rue, parkour, foot de rue, golf de rue…, l’urban photo, graffiti, street wear, deejing, etc. Le hiphop a cette particularité d’intégrer une bonne partie de ces disciplines. Bien loin de l’image de violence ou de vulgarité qu’on lui attribut souvent, le mouvement hip hop véhicule des idéaux de paix, d’unité, de solidarité et de tolérance prônés par des précurseurs afro-américains tels Africa Bambaaata, Grandmaster Flash . Par ailleurs, à travers le monde, de nombreux jeunes s’identifient à l’image du hip hop. C’est une culture dite urbaine qui fédère et permet à cette jeunesse d’affirmer une façon d’être et de penser. Mais bien plus qu’un simple état d’esprit, les arts urbains sont un vecteur de développement humain comme d’autres cultures. Les arts urbains ont la capacité aujourd’hui d’être à l’échelle mondiale, présents partout et très liés à la jeunesse du Grand-Nord également.
Culture sahélienne et hip hop urbain, où placer le trait d’union ?
Nous fusionnons le rap avec certaines sonorités traditionnelles du Grand-Nord. Le hip hop est une culture mondiale et nous ne voulons pas nous y arrimer sans y apporter notre touche particulière. Notre apport se situe au niveau du métissage que nous faisons dans nos créations musicales. Nous sommes fières de rejouer la Gouma, par exemple, à la façon hip hop. C’est original, cela nous permet de pérenniser aussi cette culture. A travers le concept Sahel Hip Hop par exemple, nous avons fait dans de la fusion de rythmes et c’est avec succès que nous avons présenté le projet à Yaoundé, Buéa, Douala, Ndjamena…
Quelles difficultés rencontrent les adeptes de ce style musical dans le Grand-Nord ?
Les difficultés sont énormes. Nous avons le manque de structures pouvant accueillir des spectacles de danse urbaine par exemple. Il n’existe pas de matériel de sonorisation digne de ce nom en dehors de celui de l’Alliance franco-camerounaise de Garoua. Mais c’est insuffisant. D’autre part, le public n’est pas toujours curieux et n’encourage pas les artistes dans leur travail de création. Comme quoi ils souffrent de cette étiquette de violent et de vulgaire qu’on leur colle et dont je parlais plus haut. Il faut s’ouvrir à toute sorte d’expression artistique car l’ignorance peut aussi être culturelle.
La fermeture des salles des spectacles est presque venue achever la promotion des activités culturelles dans cette parie du pays notamment a Garoua. Comment faites vous pour vivre de votre art ?
Je suis promoteur culturel et directeur de festival, cependant j’ai un travail en parallèle qui me permet de vivre et de subventionner mes activités. La triste réalité c’est que nous ne vivons pas de notre art mais nous vivons notre passion. Dans ce pays on clochardise les artistes et on néglige les promoteurs culturels. Je salue en passant tous ceux qui comme moi croient en la culture, au potentiel de nos artistes et qui œuvrent pour que demain soit meilleur culturellement parlant.
Repères
La première édition du festival Woïla Hip Hop s’est tenue du 10 au 12 décembre
2009 à l’Alliance franco-camerounaise de Garoua. Organisée à titre expérimentale, elle a permis d’asseoir le festival qui a ainsi reçu un accueil favorable de la part du public et du partenaire majeur : l’Alliance franco-camerounaise. Elle s’est déroulée sur deux soirées. A la première soirée le vendredi 11 décembre, l’on a eu droit à la soirée découverte consacrée aux groupes régionaux confirmés (Sahel HipHop, Xylem, Yacine...) La deuxième soirée le samedi 12 décembre, à été consacrée à la clôture du festival avec notamment le concert du rappeur Boudor, invité et parrain de cette première édition. Signalons qu’il a été organisé en amont, une exposition sur le hip hop au Cameroun. Ce fut une occasion pour les néophytes de découvrir la scène hip hop camerounaise à travers, des images d’archives (photos, affiches, fyers), quelques albums d’artistes, etc… Une édition pleine de surprises et d’enseignements.
Organisatrice du festival Woïla hiphop à Garoua, 2H travaille depuis 5 ans à la mise en œuvre des projets culturels et musicaux. Association culturelle, 2H veut apporter une nouvelle dynamique culturelle dans la région du grand Nord
Cameroun. 2H apporte à l’Alliance française de Garoua sa collaboration artistique, et technique pour produire, coproduire et diffuser des spectacles au
Nord Cameroun. L’Alliance franco-camerounaise de Garoua a la volonté marquée de soutenir et d’accompagner les amateurs et professionnels des cultures urbaines dans le Nord Cameroun.
Mont-Rhumsiki, Mokolo, Nord-Cameroun
lundi 13 décembre 2010
jeudi 9 décembre 2010
Yagoua. Des espoirs pour la campagne rizicole prochaine
Une étape importante vient d’être franchie dans l’histoire de la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua(Semry) avec la réception de nouvelles pompes livrées par Tractafric, le fournisseur de la Semry, en présence du premier adjoint préfectoral, Joseph Alain Etoundi, du directeur général de la Semry Marc Samatana et du représentant des Organisations des riziculteurs. C'était le 7 décembre 2010 à Yagoua.
Les pompes de pointe, capables de pomper chacune plus de 500 litres par seconde, sont destinées à l’arrosage des rizières de la Semry et seront installées le plus tôt possible dans les stations de Marao, Vounaloum, Kartoua, Balgam. Faisant face à de sérieux problèmes de vétusté du matériel et des engins de génie civil, la Semry a vu les riziculteurs plusieurs manifesté, menaçant de mettre le feu à ce qui reste des vielles installations de la société.
En vue de moderniser et améliorer les conditions de vie des riziculteurs, le gouvernement a débloqué plus d’un milliard pour l’acquisition de 12 pompes. Six ont ainsi été livrées et les six autres pompes attendus, financées par le Paca, devront permettre à termes, de résorber le problème de l’irrigation des rizières notamment en saison sèche même si la campagne de la saison sèche 2010/2011 prévue pour le 25 novembre 2010 accuse un léger retard.
mercredi 8 décembre 2010
Grand–Nord : Ong et Osc plaident pour des financements par l’Etat
Produire un document de plaidoyer à présenter aux pouvoirs publics pour le financement des Organisation de la société civile et des ONG. C’est l’objectif visé par les responsables des GIC et association des régions du l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord qui se sont retrouvé à Garoua le 7 décembre 2010 autour d’un atelier interrégional préparatoire au plaidoyer sur le financement des ONG et organisation de la société civile (Osc) par l’Etat.
«Il s’agit pour nous d’être à la disposition des pouvoirs publics pour le problème des activités des ONG au plan réduit et au sens large des organisations de la société civile. Nous avons estimé qu’il est bon de faire des séminaires interrégionaux pour collecter les informations, les faits, les observations et les recommandations qui puissent nous permettre de mener un plaidoyer en vue d’un financement des Osc et des Ong par l’Etat », a expliqué Roger Bekite du Mouvement international contre la pauvreté en Afrique-Cameroun (Mipacam).
Selon le coordonnateur national du Mipacam, la minorité d’ONG légalisées sur l’ensemble du territoire national, soient 25 ONG agrées et 2 seulement dans la partie septentrionale, il était nécessaire de former renforcer les capacités des acteurs du secteur pour leur enclencher le processus de leur légalisation dans le Grand-Nord « Le Nord est à la traine en termes d’ONG. Il y a aucune ONG dans le Grand-Nord. Il faut créer des ONG afin de fédérer nos forces pour mener un combat juste », a-t-il dit.
La rencontre de Garoua se justifie par le fait que les ONG au Cameroun agrées ne bénéficie pas encore de l’application de l’article 40 du budget de l’Etat qui envisage des subventions aux ONG. C’est dans cette logique que les séminaristes ont d’ailleurs demandé qu’un accent soit mis sur l’application des textes prévoyant aux collectivités territoriales décentralisées et OSC conformément à la ligne prévue dans leur budget, l’allègement des procédures administratives en vue de la reconnaissance des OSC actives d’autorité publique et la facilitation de la création des radios communautaires à vocation sociale.
L’atelier interrégional de Garoua vient à la suite de ceux de Buea, Yaoundé et Bafoussam entend ainsi s’acheminer vers un atelier national pour la restitution de toutes les recommandations faites par tous les acteurs. A titre de rappel, le collectif des ONG agrée du Cameroun (Congac) est une plate-forme qui entend jouer un rôle important pour la défense et la préservation des intérêts de ses membres. Sa stratégie consiste en une intervention aussi bien en aval qu’en amont, allant des organisations à la base à savoir les ONG et associations vers les décideurs en la personne de l’Etat et des bailleurs de fonds, dans un va et vient à la recherche du bien-être de tous et du développement du Cameroun.
«Il s’agit pour nous d’être à la disposition des pouvoirs publics pour le problème des activités des ONG au plan réduit et au sens large des organisations de la société civile. Nous avons estimé qu’il est bon de faire des séminaires interrégionaux pour collecter les informations, les faits, les observations et les recommandations qui puissent nous permettre de mener un plaidoyer en vue d’un financement des Osc et des Ong par l’Etat », a expliqué Roger Bekite du Mouvement international contre la pauvreté en Afrique-Cameroun (Mipacam).
Selon le coordonnateur national du Mipacam, la minorité d’ONG légalisées sur l’ensemble du territoire national, soient 25 ONG agrées et 2 seulement dans la partie septentrionale, il était nécessaire de former renforcer les capacités des acteurs du secteur pour leur enclencher le processus de leur légalisation dans le Grand-Nord « Le Nord est à la traine en termes d’ONG. Il y a aucune ONG dans le Grand-Nord. Il faut créer des ONG afin de fédérer nos forces pour mener un combat juste », a-t-il dit.
La rencontre de Garoua se justifie par le fait que les ONG au Cameroun agrées ne bénéficie pas encore de l’application de l’article 40 du budget de l’Etat qui envisage des subventions aux ONG. C’est dans cette logique que les séminaristes ont d’ailleurs demandé qu’un accent soit mis sur l’application des textes prévoyant aux collectivités territoriales décentralisées et OSC conformément à la ligne prévue dans leur budget, l’allègement des procédures administratives en vue de la reconnaissance des OSC actives d’autorité publique et la facilitation de la création des radios communautaires à vocation sociale.
L’atelier interrégional de Garoua vient à la suite de ceux de Buea, Yaoundé et Bafoussam entend ainsi s’acheminer vers un atelier national pour la restitution de toutes les recommandations faites par tous les acteurs. A titre de rappel, le collectif des ONG agrée du Cameroun (Congac) est une plate-forme qui entend jouer un rôle important pour la défense et la préservation des intérêts de ses membres. Sa stratégie consiste en une intervention aussi bien en aval qu’en amont, allant des organisations à la base à savoir les ONG et associations vers les décideurs en la personne de l’Etat et des bailleurs de fonds, dans un va et vient à la recherche du bien-être de tous et du développement du Cameroun.
mardi 7 décembre 2010
Grand–Nord : Ong et Osc plaident pour des financements par l’Etat
Produire un document de plaidoyer à présenter aux pouvoirs publics pour le financement des Organisation de la société civile et des ONG. C’est l’objectif visé par les responsables des GIC et association des régions du l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord qui se sont retrouvé à Garoua le 7 décembre 2010 autour d’un atelier interrégional préparatoire au plaidoyer sur le financement des ONG et organisation de la société civile (Osc) par l’Etat.
«Il s’agit pour nous d’être à la disposition des pouvoirs publics pour le problème des activités des ONG au plan réduit et au sens large des organisations de la société civile. Nous avons estimé qu’il est bon de faire des séminaires interrégionaux pour collecter les informations, les faits, les observations et les recommandations qui puissent nous permettre de mener un plaidoyer en vue d’un financement des Osc et des Ong par l’Etat », a expliqué Roger Bekite du Mouvement international contre la pauvreté en Afrique-Cameroun (Mipacam).
Selon le coordonateur national du Mipacam, la minorité d’ONG légalisées sur l’ensemble du territoire national, soient 25 ONG agrées et 2 seulement dans la partie septentrionale, il était nécessaire de former renforcer les capacités des acteurs du secteur pour leur enclencher le processus de leur légalisation dans le Grand-Nord « Le Nord est à la traine en termes d’ONG. Il y a aucune ONG dans le Grand-Nord. Il faut créer des ONG afin de fédérer nos forces pour mener un combat juste », a-t-il dit.
La rencontre de Garoua se justifie par le fait que les ONG au Cameroun agrées ne bénéficie pas encore de l’application de l’article 40 du budget de l’Etat qui envisage des subventions aux ONG. C’est dans cette logique que les séminaristes ont d’ailleurs demandé qu’un accent soit mis sur l’application des textes prévoyant aux collectivités territoriales décentralisées et OSC conformément à la ligne prévue dans leur budget, l’allègement des procédures administratives en vue de la reconnaissance des OSC actives d’autorité publique et la facilitation de la création des radios communautaires à vocation sociale.
L’atelier interrégional de Garoua vient à la suite de ceux de Buea, Yaoundé et Bafoussam entend ainsi s’acheminer vers un atelier national pour la restitution de toutes les recommandations faites par tous les acteurs. A titre de rappel, le collectif des ONG agrée du Cameroun (Congac) est une plate-forme qui entend jouer un rôle important pour la défense et la préservation des intérêts de ses membres. Sa stratégie consiste en une intervention aussi bien en aval qu’en amont, allant des organisations à la base à savoir les ONG et associations vers les décideurs en la personne de l’Etat et des bailleurs de fonds, dans un va et vient à la recherche du bien-être de tous et du développement du Cameroun.
«Il s’agit pour nous d’être à la disposition des pouvoirs publics pour le problème des activités des ONG au plan réduit et au sens large des organisations de la société civile. Nous avons estimé qu’il est bon de faire des séminaires interrégionaux pour collecter les informations, les faits, les observations et les recommandations qui puissent nous permettre de mener un plaidoyer en vue d’un financement des Osc et des Ong par l’Etat », a expliqué Roger Bekite du Mouvement international contre la pauvreté en Afrique-Cameroun (Mipacam).
Selon le coordonateur national du Mipacam, la minorité d’ONG légalisées sur l’ensemble du territoire national, soient 25 ONG agrées et 2 seulement dans la partie septentrionale, il était nécessaire de former renforcer les capacités des acteurs du secteur pour leur enclencher le processus de leur légalisation dans le Grand-Nord « Le Nord est à la traine en termes d’ONG. Il y a aucune ONG dans le Grand-Nord. Il faut créer des ONG afin de fédérer nos forces pour mener un combat juste », a-t-il dit.
La rencontre de Garoua se justifie par le fait que les ONG au Cameroun agrées ne bénéficie pas encore de l’application de l’article 40 du budget de l’Etat qui envisage des subventions aux ONG. C’est dans cette logique que les séminaristes ont d’ailleurs demandé qu’un accent soit mis sur l’application des textes prévoyant aux collectivités territoriales décentralisées et OSC conformément à la ligne prévue dans leur budget, l’allègement des procédures administratives en vue de la reconnaissance des OSC actives d’autorité publique et la facilitation de la création des radios communautaires à vocation sociale.
L’atelier interrégional de Garoua vient à la suite de ceux de Buea, Yaoundé et Bafoussam entend ainsi s’acheminer vers un atelier national pour la restitution de toutes les recommandations faites par tous les acteurs. A titre de rappel, le collectif des ONG agrée du Cameroun (Congac) est une plate-forme qui entend jouer un rôle important pour la défense et la préservation des intérêts de ses membres. Sa stratégie consiste en une intervention aussi bien en aval qu’en amont, allant des organisations à la base à savoir les ONG et associations vers les décideurs en la personne de l’Etat et des bailleurs de fonds, dans un va et vient à la recherche du bien-être de tous et du développement du Cameroun.
lundi 6 décembre 2010
Mtn Eline One: Scorpion fait match nul face à Yong Academy
La mine abattue, refusant de s’adresser aux nombreux journalistes à ses trousses pour comprendre comment le match à basculer à une minute du temps réglementaire en sa défaveur, le coach de Scorpion de Bé, n’a voulu rien entendre. Déçus d’avoir laissé Christian Deugouéégaliser à la 89e minute de jeu, les Scorpions regrettent d’avoir laissé passer deux points. Combatifs, les poulains John Mayebi de Yong Academy Fc, eux, y ont cru jusqu’à la dernière minute alors qu’il était mené depuis la première partie par 1 à 0. But marqué à la 33e minute sur une accélération depuis le milieu du terrain parYoussoufe qui construit avec Fabassou, passe la balle à Patrick Naï qui la donne à Mamane qui met le ballon dans les filets de Thomas Kome. A égalité à la fin du temps réglementaire, les cinq minutes de temps additionnels resterons la phase la plus animée du match. Multipliant les fautes, les joueurs de Bamenda ont reçu quatre cartons jaunes face aux Scorpions qui manquent de nombreuses occasions de but.
Fiche technique :
Scorpion de Bé : 1 Sadjo Sodea (gardien), 02 Mamane, 4 Betare, 05 Aminou Bouba, 10 Dourwé (cap), 14 Youssoufe, 17 Lamwé, 19 Bouba Abbo, 21 Patrick Naï, 26 Bambara, 25 Tchoifine
Réservistes : 16 Issa Djafarou, 6 souleymanou, 16 Djenaissem, 23 Matakon, 18 Fabassou, 24 Yougouda, 7, Fangargue
Yong Sports Academy: 16 Thomas Kome, 3 Sylvain Moumi, 14 Nivan Tah, 27 Dooh Yves, 20 Kout Martial, 18 Azme Colins, 13 Tami Christian, 4 Njayoum Souleymanounou, 10 Christian Deugoué, 2 Nghea Emmanuel, 11 Sehen Arnaud;
Remplcants. 1 Ngani Leonard, 9 Nougoum Frank, 12 Nya Christian, 25 Ngoh Yanick, 28 Iroh Jean Basil, 8 Mboudga Pascal
Stade Omnisports Roumde Adjia
Scorpion de Be # Yong Sport Academy
Heure: 15 H 30
Score: 1-1
Arbitre : Juenkou Aurélien
Arbitre assistant N°1: Enyegue Pierre
Arbitre assistant N°2: Ebale ZE
4e Arbitre: Hamadou Sadou
Coordinateur Général : Kiloa Falou
Commissaire : Amadou Madi
Jean Pierre HACHDA
Reactions
John Mayebi, Coach de Yong Sports Academy
C’est ça le football. Ont est mené, on a réagi, on a égalisé. Scorpion, après leur but, a carrément laissé le jeu à Yong Sport et le résultat est là.
Sadjo Sodea, Gardien de Scorpion de Bé
On va se remettre au travail au fur et à mesure. Le championnat devient de plus en plus dur. Les équipes se remettent en place et il va falloir encore bosser plus dur pour rivaliser les anciens de Mtn Elite One. On va éliminer certaines erreurs et aller de l’avant pour remporter les trois points des matchs. Il manquait un peu de concentration. Il fallait être concentré. Le fait de ne pas marquer un deuxième but nous a couté cher parce que 1-0 ce n’est pas la victoire garantie. Ils ont égalisé. On les tire le chapeau et nous perdons deux points. Il faut se mettre au travail. On sait qu’un match c’est 90 minutes. Tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin de la parie, tout reste à joué et ça été le cas ce soir avec les dernières minutes. Ça a été une très grande déception pour nous.
jeudi 2 décembre 2010
Maroua: Le CDD s’attaque à la désertification
Le Projet pilote de lutte intégrée contre la désertification (PLID) initié par Diocèse de Maroua-Mokolo a livré ses résultats au cours d’un atelier de restitution le 1er décembre 2010.
C’est dans le but de mettre un ensemble de résultats, de leçon à tirer autant que de recueillir des avis et des idées pour l’avenir du Projet pilote de lutte intégrée contre la désertification (PLID) qu’un atelier de restitution et de réflexion sur les perspectives du programme engagé dans la lutte contre la désertification s’est tenue le 1er décembre dernier dans la salle de conférence du Comité diocésain de développement (Cdd) du Diocèse de Maroua-Mokolo. Prenaient part à cette rencontre, des responsables de la Midima, des délégations régionales du Minep, de Minfof, du Minader, de la Sodecoton et plusieurs experts d’Ong et de la société civile, membre du comité de pilotage du Plid.
Initié par le Cdd depuis un peu plus de 5 ans, le Projet Plid, cofinancé par la Commission Européenne et Broederlijk Delen, a été exécuté dans 5 sites pilotes notamment à Mémé, Mokolo-Mboua, Ouzal, Salak et Wazzang-Kalliao dans la région de l’Extrême-Nord. Le projet couvre les différentes zones écologiques du diocèse dont la montagne, les piedmonts et la plaine. Il couvre 45 villages au total pour une population d’environ 93.000 âmes. L’objectif étant d’améliorer la conservation des eaux, sols et arbres par une série d’actions intégrées en vue d’une exploitation plus rationnelle et durable des ressources naturelles. L’approche du Plid est basée sur l’autopromotion des communautés de village.
A l’actif du projet, on peut citer 195 organisations paysannes fonctionnelles de 20 à 30 membres chacune, 2116 hectares de parcelles agricoles aménagés, la construction 46 puits en matériaux durables, 1.068 biefs en pierres calées, 15 biefs en pierres maçonnées, 5 biefs radiers et 13.410 mètres linéaires de protection et stabilisation de berges de mayo, 64043 plants d’arbres mis en terre, 5109 foyers améliorés fabriqués et utilisés dans 3438 familles et des publications pédagogiques sur la problématique environnementale. « C’est un projet à vocation rurale qui cadre avec la gestion participative de nos écosystèmes forestiers. Avec la dégradation que nous constatons partout », se réjoui Joseph Ndongmo Vouffo, chef de service régional des Forêts et de la faune de l’Extrême-Nord. Pour le modérateur de l’atelier, «le projet a développé des approches, un certain nombre de modèles qui soient ré-applicables en fonction différentes zones écologiques dans lequel il intervenait. En perspective d’une seconde phase, le projet a eu à s’évaluer par les acteurs de manière sans complaisance », explique Pierre Muegem, consultant dans le domaine de l’environnement et du développement rural.
Et même, l’expérience menée par le Plid rentre « en droite ligne dans la lutte contre la pauvreté et la restauration de la fertilité des sols par l’intégration de l’arbre, la construction des ouvrages en pierres calées, en pierre maçonnées qui vont permettre à nos paysans de récupérer une partie de leur sol déjà menacée par l’érosion hydrique » explique Boukar Toto, chef projet Eau, sol arbre ( Esa) de la Sodecoton-Maroua. Les résultats, difficultés, acquis et leçons à tirer, « enrichi le CDD pour mettre en place une seconde phase du projet qui tienne compte de ces erreurs, qui capitalise les acquis et qui fait avancer la question globale de lutte contre la désertification », espère Pierre Muguem.
C’est d’ailleurs dans ce sens que les participants se sont appesanti sur deux thématiques notamment ladésertification telle que ressentie au niveau communautaire et les forces et les faiblesses de la logique d’intervention de Plid I. Ayant pour mission le développement intégral, c’est-à-dire un développement de tout l’homme et de tous les hommes, le Cdd entend lutter contre les effets de la désertification qui a pour conséquence la dégradation continue des ressources naturelles, les sécheresses prolongées, l’insécurité alimentaire chronique, la misère et la pauvreté structurelle. « L’Eglise Catholique qui est à Maroua-Mokolo, face à ce nouveau défi, s’est donné le devoir d’agir pour en réduire la dégradation continu de notre environnement », soutient Edouard Kaldapa, chef de projet Plid.
Interview
«Cette phase du projet se voulait expérimentale »
Edouard Kaldapa, chef du Projet pilote de lutte intégrée contre la désertification (Plid) du Diocèse de Maroua-Mokolo
Quelles sont les réalisations du PLID, arrivé en fin de projet?
Au moment où nous clôturons ce projet, il est difficile de vous dire ici en quelques mots les réalisations. Cela nous prendrait énormément du temps. Toutefois, pour vous donner une idée à partir de quelques réalisations dans les trois grands domaines d’activités techniques du projet dans les 5 sites d’implantation à savoir : La mise en œuvre des pratiques des techniques intégrées de lutte antiérosive où nous avons créé 195 organisations paysannes fonctionnelles de 20 à 30 membres chacune, 2116 hectares de parcelles agricoles aménagés. Nous avons réalisé des ouvrages de gestion de ressources hydriques avec 46 puits en matériaux durables, 1068 biefs en pierres calées, 15 biefs en pierres maçonnées, 5 biefs radiers et 13 410 mètres linéaires de protection et stabilisation de berges de mayo. Il ya aussi eu la promotion de l’arbre et la protection de l’environnement avec 64043 plants d’arbres mis en terre, 5109 foyers améliorés fabriqués et utilisés dans 3438 familles et quelques publications sous formes de livrets pédagogiques sur la problématique environnementale.
Êtes-vous satisfaits des objectifs fixés au départ?
La région de l’Extrême-Nord fait face régulièrement aux nombreux effets néfastes de la désertification. Le chalenge pour nous a été de conduire cette expérience originale de lutte contre la désertification dans notre région. Notre satisfaction aujourd’hui se situe principalement à deux niveaux : l’adhésion effective des populations aux activités préconisées et mises en œuvre par le projet. C’est une prise de conscience effective par les populations des 5 sites que la désertification est une réalité qu’il faut combattre avec méthode et collectivement. Des modèles et approches de lutte contre la désertification ont été testés avec beaucoup de réussite. Nous tenons à les partager avec d’autres acteurs qui souhaiteraient intervenir dans la lutte contre la désertification qui reste défis majeur pour notre région de l’Extrême-Nord. C’est le lieu pour nous de dire un grand merci à tous ceux qui nous ont apporté leur conseil et appuis multiformes. Nous pensons spécialement à l’équipe de la délégation de l’Union Européenne à Yaoundé au Cameroun et les responsables de Broederlijk Delen qui nous ont régulièrement visités et encouragés au cours de la mise en œuvre du projet ; la MIDIMA, les délégations régionales de MINEP, de MINFOF et du MINADER qui nous ont fait l’honneur de participer au comité de pilotage du projet. Leur disponibilité et leur apport déterminant ont été très positif pour le succès de ce projet.
Quelles lacunes éviteriez-vous si le projet était reconduit par les bailleurs?
Cette phase du projet se voulait expérimental, notre souhait est qu’il y’ait une phase d’extension à l’ensemble du diocèse de Maroua-Mokolo et pourquoi pas à l’ensemble de la partie septentrionale du Cameroun. La seule lacune que nous relevons dans cette phase est de n’avoir pas suffisamment impliqué les collectivités locales décentralisées à savoir les communes qui peuvent contribuer de manière déterminante à la pérennité et à la poursuite de cette initiative à la fin du projet. C’est vrai que la décentralisation est un processus en cours de formation dans notre pays, nous devons à l’avenir travailler avec les municipalités en tant organisation de la société civile et surtout autour d’un problème aussi crucial qu’est la désertification.
C’est dans le but de mettre un ensemble de résultats, de leçon à tirer autant que de recueillir des avis et des idées pour l’avenir du Projet pilote de lutte intégrée contre la désertification (PLID) qu’un atelier de restitution et de réflexion sur les perspectives du programme engagé dans la lutte contre la désertification s’est tenue le 1er décembre dernier dans la salle de conférence du Comité diocésain de développement (Cdd) du Diocèse de Maroua-Mokolo. Prenaient part à cette rencontre, des responsables de la Midima, des délégations régionales du Minep, de Minfof, du Minader, de la Sodecoton et plusieurs experts d’Ong et de la société civile, membre du comité de pilotage du Plid.
Initié par le Cdd depuis un peu plus de 5 ans, le Projet Plid, cofinancé par la Commission Européenne et Broederlijk Delen, a été exécuté dans 5 sites pilotes notamment à Mémé, Mokolo-Mboua, Ouzal, Salak et Wazzang-Kalliao dans la région de l’Extrême-Nord. Le projet couvre les différentes zones écologiques du diocèse dont la montagne, les piedmonts et la plaine. Il couvre 45 villages au total pour une population d’environ 93.000 âmes. L’objectif étant d’améliorer la conservation des eaux, sols et arbres par une série d’actions intégrées en vue d’une exploitation plus rationnelle et durable des ressources naturelles. L’approche du Plid est basée sur l’autopromotion des communautés de village.
A l’actif du projet, on peut citer 195 organisations paysannes fonctionnelles de 20 à 30 membres chacune, 2116 hectares de parcelles agricoles aménagés, la construction 46 puits en matériaux durables, 1.068 biefs en pierres calées, 15 biefs en pierres maçonnées, 5 biefs radiers et 13.410 mètres linéaires de protection et stabilisation de berges de mayo, 64043 plants d’arbres mis en terre, 5109 foyers améliorés fabriqués et utilisés dans 3438 familles et des publications pédagogiques sur la problématique environnementale. « C’est un projet à vocation rurale qui cadre avec la gestion participative de nos écosystèmes forestiers. Avec la dégradation que nous constatons partout », se réjoui Joseph Ndongmo Vouffo, chef de service régional des Forêts et de la faune de l’Extrême-Nord. Pour le modérateur de l’atelier, «le projet a développé des approches, un certain nombre de modèles qui soient ré-applicables en fonction différentes zones écologiques dans lequel il intervenait. En perspective d’une seconde phase, le projet a eu à s’évaluer par les acteurs de manière sans complaisance », explique Pierre Muegem, consultant dans le domaine de l’environnement et du développement rural.
Et même, l’expérience menée par le Plid rentre « en droite ligne dans la lutte contre la pauvreté et la restauration de la fertilité des sols par l’intégration de l’arbre, la construction des ouvrages en pierres calées, en pierre maçonnées qui vont permettre à nos paysans de récupérer une partie de leur sol déjà menacée par l’érosion hydrique » explique Boukar Toto, chef projet Eau, sol arbre ( Esa) de la Sodecoton-Maroua. Les résultats, difficultés, acquis et leçons à tirer, « enrichi le CDD pour mettre en place une seconde phase du projet qui tienne compte de ces erreurs, qui capitalise les acquis et qui fait avancer la question globale de lutte contre la désertification », espère Pierre Muguem.
C’est d’ailleurs dans ce sens que les participants se sont appesanti sur deux thématiques notamment ladésertification telle que ressentie au niveau communautaire et les forces et les faiblesses de la logique d’intervention de Plid I. Ayant pour mission le développement intégral, c’est-à-dire un développement de tout l’homme et de tous les hommes, le Cdd entend lutter contre les effets de la désertification qui a pour conséquence la dégradation continue des ressources naturelles, les sécheresses prolongées, l’insécurité alimentaire chronique, la misère et la pauvreté structurelle. « L’Eglise Catholique qui est à Maroua-Mokolo, face à ce nouveau défi, s’est donné le devoir d’agir pour en réduire la dégradation continu de notre environnement », soutient Edouard Kaldapa, chef de projet Plid.
Interview
«Cette phase du projet se voulait expérimentale »
Edouard Kaldapa, chef du Projet pilote de lutte intégrée contre la désertification (Plid) du Diocèse de Maroua-Mokolo
Quelles sont les réalisations du PLID, arrivé en fin de projet?
Au moment où nous clôturons ce projet, il est difficile de vous dire ici en quelques mots les réalisations. Cela nous prendrait énormément du temps. Toutefois, pour vous donner une idée à partir de quelques réalisations dans les trois grands domaines d’activités techniques du projet dans les 5 sites d’implantation à savoir : La mise en œuvre des pratiques des techniques intégrées de lutte antiérosive où nous avons créé 195 organisations paysannes fonctionnelles de 20 à 30 membres chacune, 2116 hectares de parcelles agricoles aménagés. Nous avons réalisé des ouvrages de gestion de ressources hydriques avec 46 puits en matériaux durables, 1068 biefs en pierres calées, 15 biefs en pierres maçonnées, 5 biefs radiers et 13 410 mètres linéaires de protection et stabilisation de berges de mayo. Il ya aussi eu la promotion de l’arbre et la protection de l’environnement avec 64043 plants d’arbres mis en terre, 5109 foyers améliorés fabriqués et utilisés dans 3438 familles et quelques publications sous formes de livrets pédagogiques sur la problématique environnementale.
Êtes-vous satisfaits des objectifs fixés au départ?
La région de l’Extrême-Nord fait face régulièrement aux nombreux effets néfastes de la désertification. Le chalenge pour nous a été de conduire cette expérience originale de lutte contre la désertification dans notre région. Notre satisfaction aujourd’hui se situe principalement à deux niveaux : l’adhésion effective des populations aux activités préconisées et mises en œuvre par le projet. C’est une prise de conscience effective par les populations des 5 sites que la désertification est une réalité qu’il faut combattre avec méthode et collectivement. Des modèles et approches de lutte contre la désertification ont été testés avec beaucoup de réussite. Nous tenons à les partager avec d’autres acteurs qui souhaiteraient intervenir dans la lutte contre la désertification qui reste défis majeur pour notre région de l’Extrême-Nord. C’est le lieu pour nous de dire un grand merci à tous ceux qui nous ont apporté leur conseil et appuis multiformes. Nous pensons spécialement à l’équipe de la délégation de l’Union Européenne à Yaoundé au Cameroun et les responsables de Broederlijk Delen qui nous ont régulièrement visités et encouragés au cours de la mise en œuvre du projet ; la MIDIMA, les délégations régionales de MINEP, de MINFOF et du MINADER qui nous ont fait l’honneur de participer au comité de pilotage du projet. Leur disponibilité et leur apport déterminant ont été très positif pour le succès de ce projet.
Quelles lacunes éviteriez-vous si le projet était reconduit par les bailleurs?
Cette phase du projet se voulait expérimental, notre souhait est qu’il y’ait une phase d’extension à l’ensemble du diocèse de Maroua-Mokolo et pourquoi pas à l’ensemble de la partie septentrionale du Cameroun. La seule lacune que nous relevons dans cette phase est de n’avoir pas suffisamment impliqué les collectivités locales décentralisées à savoir les communes qui peuvent contribuer de manière déterminante à la pérennité et à la poursuite de cette initiative à la fin du projet. C’est vrai que la décentralisation est un processus en cours de formation dans notre pays, nous devons à l’avenir travailler avec les municipalités en tant organisation de la société civile et surtout autour d’un problème aussi crucial qu’est la désertification.
samedi 27 novembre 2010
Tokombéré: Le collège Baba Simon fête ses 20 ans
La célébration des 20 ans du collège Baba Simon a été une occasion d’action de Grâce et réflexion sur l’avenir du collège.
« Je fus surprise de voir mon fils rafistoler ses habits tout seul, puis l’année suivante, un banc était renforcé, des tables fabriquées et je vous assure, aujourd’hui, je n’ai aucunement besoin d’un mécanicien pour n’importe qu’elle besogne. J’ai juste acheté du matériel pour les réparations : coller les tôles qui coule et le tuyau d’eau cassé, changer un robinet défectueux, réparer les panne d’électricité, changer une ampoule par une regrette. Bref, ce sont des « hommes à tout faire ». C’est le témoignage de Mme Kidmo, mère de trois élèves et six neveux inscrits au collège Baba Simon. A l’occasion de la célébration du 20e anniversaire de ce collège privé catholique, situé à 40 km de Maroua au Nord-Ouest, autorités administratives, religieuses, parents d’élèves, anciens élèves et des partenaires venus de tous les horizons ont tenu a saluer les efforts entrepris par ce collège créé en 1990 et transformé en établissement secondaire avec second cycle en 1997.
« Au cours des 20 années d’existence, du Collège Baba Simon, beaucoup de réalisations ont été faites par les créateurs et les différent acteurs de cet établissement dont la renommée dépasse les frontières de notre département voire de notre région et même de notre pays », a salué le préfet du département du Mayo-Sava qui a fait le déplacement de Tokombéré le 26 novembre 2010. Selon ses propos, le projet pédagogique du collège Baba Simon, « l’école pour la vie », répond parfaitement aux aspirations du gouvernement qui prône la professionnalisation des enseignements. « Les résultats éloquents obtenus aux différents examens officiels montrent à suffisance qu’il est bien possible de former des citoyens complets par l’enseignement général mais également en intégrants dans leur environnement socioéconomique et culturel immédiat », a-t-il noté.
Avant, parents, anciens élèves et enseignants ont raconté chacun les moments de l’histoire de cette institution. « En 20 ans, il y a eu des difficultés, for des réussites aussi », a noté un parent d’élève. Depuis, 2.457 élèves sont passés par le collège. Et aujourd’hui, les fruits sont visibles car le collège a permis de former des citoyens dans tous les domaines de la vie. « 20 ans après, les fruits sont visibles. Aujourd’hui nous avons des anciens élèves qui sont médecins, qui sont polytechniciens, menuisiers, enseignants dans le supérieur, le secondaire et le primaire et donc pour nous ce sont des fruits positifs. Et puis, il y a aussi le faut que les enfants ont appris ici au collège dans le cadre des passerelles en agriculture, maçonnerie etc., permet d’améliorer leurs conditions de vie et de fait leur situation économique, dans leur famille ou dans la région », relève le principal du collège, Etienne Zikra avant d’ajouter que 20 ans « c’est l’âge où on pense qu’on a parcouru du chemin et il faut faire une pause pour évaluer ce chemin parcouru et ce projeter aussi dans l’avenir ».
Pour les partenaires du collège depuis tout ce temps, le collège Baba Simon est un projet significatif, qui intéresse autant les familles que la communauté éducative. « C’est beaucoup de joie de retrouver tout le collège avec des projets nouveaux et des projets qui se poursuivent bien. Avec des objectifs qui peu à peu sont atteints, en particulier permettre aux jeunes de montagne de faire des études et de réussir leur vie, c'est-à-dire d’avoir un métier ou un engagement dans leur village, être de bon de citoyens, des gens responsables avec leur famille. Ces objectifs se poursuivent aujourd’hui, je le vois avec mes yeux », estime Nicole Payelle, première principal du collège, qui a fait le déplacement de Tokombéré.
La célébration eucharistique célébrée par Mgr Philippe Stevens, Evêque de Maroua et Mgr Michel Sentier, Evêque du Diocèse de Créteil en France, a été un moment d’action de Grace au Seigneur pour ce qu’il a fait et veillé sur le collège et sur tous ces enfants qui se sont formés dans ses classes. De même, beaucoup reste à faire pour parfaire l’œuvre chère à Baba Simon. Le besoin de nouvelles infrastructures, l’adaptation des passerelles aux nouvelles exigences des villages, le problème de la voie d’accès au collège et la subvention de l’Etat restent les défis majeurs à surmonter.
« Pour moi, le conseil que j’ai à donner c’est que, il faut être ouvert à tous les pauvres car le collège Baba Simon a été ouvert comme le collège Mazenod autrefois pour les pauvres de la montagne. Il faut qu’on garde cela avec un petit problème financier. Quand on est pauvre, on ne peut pas payer beaucoup et donc ça pose un petit problème », explique Christian Aurenche, fondateur du collège. De même, des efforts s’impose au plan pédagogique, financier, pastoral et même sur les acticités post et périscolaire. « A mon avis, il suffit tout simplement de redoubler d’effort et puis d’assurer un suivi de proximité d’abord au niveau des élèves et au niveau du corps enseignants pour le maintien de l’excellence dans notre collège Baba Simon », conseille le secrétaire à l’éducation catholique du Diocèse de Maroua-Mokolo, Mahama L’Taglock.
Réactions
Philippe Delorme, responsable de l’enseignement catholique du Diocèse de Créteil, France
Je suis ici à Tokombéré au collège Baba Simon parce que je suis le responsable de l’enseignement catholique de Créteil et que nous sommes associés avec le collège Baba Simon depuis 20 ans. Je viens découvrir et célébrer cet anniversaire particulièrement important pour Baba Simon et le collège et pour l’enseignement catholique de Créteil qui soutient depuis 20 ans le collège. Le collège a écrit, « tout homme est un frère ». Nous croyons que pour que cette fraternité existe il faut des moments de rencontre, il faut des possibilités de s’accueillir dans nos différence et que c’est ça qui fonde l’enseignement catholique, que ce soit au niveau local, au niveau national, international. C’est accueil de tous et l’amour de chacun.
« Cela m’a également permis de voir ce qui se vivait »
Mgr Michel Sentier, Evêque de Créteil, France
Je suis l’Evêque de Créteil depuis trois années et l’évêque étant lié avec l’enseignement catholique de son Diocèse, j’ai découvert qu’un partenariat existait entre l’enseignement catholique du Diocèse de Créteil et le collège Baba Simon. Et l’association qui a été crée pour soutenir le collège et l’ensemble du projet qui s’appelle « l’Ecole de la vie ». Alors comme c’était le 20e anniversaire, je visite tous les établissements catholiques de mon Diocèse pour encourager les enseignants à faire vivre le projet éducatif inspiré de l’Evangile. C’est un projet de promouvoir tout homme et tout l’Homme. C’est normal puisque le Collège Baba Simon fait partie un peu en partenariat de l’enseignement catholique du Diocèse, que je vienne aussi visiter l’établissement. C’est pour cela que je suis venu pour les 20 ans. je suis très heureux parce que j’ai essayé d’ouvrir mes yeux, de beaucoup écouter, de visiter et ce qui me plait c’est de voir que le projet éducatif des enfants est en lien avec le projet de Santé de l’hôpital, les centre de santé qui se développe dans les villages, la maison du paysan avec des projets que des jeunes qui ont été formés au collège à cause des passerelles puissent rester dans leur village, promouvoir l’agriculture, promouvoir une autre vision de l’homme et ne pas laisser les jeunes être attirés seulement vers les grandes villes où il vont trouver le chômage ou même l’Europe. Cela m’a également permis de voir ce qui se vivait au niveau de la promotion féminine. Ce qui plait, c’est qu’il y a une vision de développement qui vise l’Homme et tout l’Homme. Et dans ce projet global, on sent que Dieu est à l’œuvre, Dieu est présent, c'est-à-dire que ceux qui participent ici ont une énergie, un enthousiasme qui vient sans doute de leur vision de l’Homme puisé dans la Foi et dans l’Evangile.
Abbé Christian Aurenche, fondateur du collège
Je ressens la joie d’avoir achever un projet que Baba Simon, l’Abbé Simon Mpeke, avait formulé sans pouvoir le réaliser. Et puis s’était absolument logique si on veut mettre les hommes debout il faut les prendre à tous leurs âges, que se soit dans la santé, on les évite de mourir ensuite il faut les éduquer. Et maintenant on a beaucoup^d’étudiants qui marchent avec nous, qu’on les soutient, qu’on encourage. Donc le collège était dedans, c’était normal pour essayer, comme l’a dit l’évêque, de leur donner une éducation à la vérité et à la sagesse, ça marche bien. Les grands défis c’est qu’on s’aperçoit dans le pays, il faut quand même qu’on forme très bien les jeunes parce qu’on voit beaucoup de déviances dans tous les domaines. Tous ces jeunes qu’on essaie d’encadrer, de leur sonner une formation scolaire et intellectuelle, une bonne éducation humaine et spirituelle. On espère ensuite que se soit de bons citoyens, de bons fonctionnaires, de bons techniciens, honnêtes et droits. On espère et ce qu’on garantit c’est qu’on les suit après le Bac, qu’ils sont à l’université et même lorsqu’ils sont en engagement professionnel. On va encore essayer de les garder pour qu’ils ne perdent pas les engagements qu’ils avaient faits au tout début. Ensuite, que les enseignants soient d’abord fidèles à leur enseignement donc qu’ils restent le plus souvent qu’ils ne le font actuellement et qu’ils sachent donner les conseils humaniste, pas simplement sur l’éducation, les maths ou l’histoire mais vraiment faire des hommes tels que on souhaite de les faire.
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