Mont-Rhumsiki, Mokolo, Nord-Cameroun

jeudi 3 juin 2010

Garoua: Huit morts sur la Nationale n°1

8 personnes ont trouvé la mort le 2 juin 2010 des suites d’un accident de la route au environ de 20h30 au lieu dit Sekandé, à 12 km environ de la ville Garoua, sur l'axe Garoua-Figuil. Les 7 rescapés de la Hiace immatriculé NO 236 AB de l’agence « Lux voyage » ont été interné au bloc chirurgie A de l’hôpital régional de Garoua et souffrent de traumatisme crânien grave, de multiples fractures et de luxation de la cuisse. Leur cas nécessitent une prise en charge sérieuse a diagnostiqué le Dr Tankeu.
Partie de Garoua et se rendant à Guider avec 18 passagers à bord, la Toyota Hiace de « Lux Voyage » conduite par Maigari Soma, en excès de vitesse « percute par derrière le véhicule de marque Mercedes remorque immatriculé NO 236 AN et ADRE 0673 A en stationnement », a révélé le commandant du peloton routier de Garoua, l’adjudant-chef Emmanuel Kenmengne.
« La visibilité était discontinue à environ 500 m. Le chauffeur peut voir et connaître quand doubler. Même un avion peut atterrir là. Soit le conducteur du car avait sommeil soit il avait bu ou il était drogué. C’est ces trois éléments qui expliquent son action parce qu’il n’a même pas touché le frein », explique Emmanuel Kenmengne. Toutes les personnes décédées seraient, en plus des occupants de la cabine, ceux du « banc de touche ».
« Tous ces 8 personnes là sont mortes sans exception », explique le commandant. Les quatre corps coincés dans le car et méconnaissables seront extraits par les sapeurs pompiers. « Nous avons reçu 8 blessés dont 7 étaient dans un état grave et 8 corps qui ont été déposés par la suite dont 4 en même temps et les blessé. Les 4 autres qui étaient coincé dans le camion ont été dégagés par les sapeurs pompiers. Ils les ont amenés dans un matériel adapté pour ramasser les corps », témoigne le Dr Emmanuel Théophile Kengne.
Sur les 8 morts, 5 seront seulement identifiés. « Les gens prennent les corps sans carte d’identité. J’ai fais beaucoup d’effort pour identifier les 5 », explique le commandant du peloton routier. Après les premiers soins accordés aux accidentés par l’équipe d’urgence mise en place par l’hôpital et composés de tous les infirmiers des services de garde, des étudiants des écoles des infirmiers en stage, les familles se sont occupées des leurs.

Garoua: Huit morts sur la Nationale n°1

8 personnes ont trouvé la mort le 2 juin 2010 des suites d’un accident de la route au environ de 20h30 au lieu dit Sekandé, à 12 km environ de la ville Garoua, sur l'axe Garoua-Figuil. Les 7 rescapés de la Hiace immatriculé NO 236 AB de l’agence « Lux voyage » ont été interné au bloc chirurgie A de l’hôpital régional de Garoua et souffrent de traumatisme crânien grave, de multiples fractures et de luxation de la cuisse. Leur cas nécessitent une prise en charge sérieuse a diagnostiqué le Dr Tankeu.
Partie de Garoua et se rendant à Guider avec 18 passagers à bord, la Toyota Hiace de « Lux Voyage » conduite par Maigari Soma, en excès de vitesse « percute par derrière le véhicule de marque Mercedes remorque immatriculé NO 236 AN et ADRE 0673 A en stationnement », a révélé le commandant du peloton routier de Garoua, l’adjudant-chef Emmanuel Kenmengne.
« La visibilité était discontinue à environ 500 m. Le chauffeur peut voir et connaître quand doubler. Même un avion peut atterrir là. Soit le conducteur du car avait sommeil soit il avait bu ou il était drogué. C’est ces trois éléments qui expliquent son action parce qu’il n’a même pas touché le frein », explique Emmanuel Kenmengne. Toutes les personnes décédées seraient, en plus des occupants de la cabine, ceux du « banc de touche ».
« Tous ces 8 personnes là sont mortes sans exception », explique le commandant. Les quatre corps coincés dans le car et méconnaissables seront extraits par les sapeurs pompiers. « Nous avons reçu 8 blessés dont 7 étaient dans un état grave et 8 corps qui ont été déposés par la suite dont 4 en même temps et les blessé. Les 4 autres qui étaient coincé dans le camion ont été dégagés par les sapeurs pompiers. Ils les ont amenés dans un matériel adapté pour ramasser les corps », témoigne le Dr Emmanuel Théophile Kengne.
Sur les 8 morts, 5 seront seulement identifiés. « Les gens prennent les corps sans carte d’identité. J’ai fais beaucoup d’effort pour identifier les 5 », explique le commandant du peloton routier. Après les premiers soins accordés aux accidentés par l’équipe d’urgence mise en place par l’hôpital et composés de tous les infirmiers des services de garde, des étudiants des écoles des infirmiers en stage, les familles se sont occupées des leurs.

dimanche 30 mai 2010

Extrême-Nord: Epidémie déclarée de choléra

Depuis son apparition dans la région de l’extrême-Nord il ya environ un mois, l’épidémie de choléra a déjà fait une dizaine de Mort. 5 personnes ont été déclarées mortes de cette maladie à Kossohone dans l’arrondissement de Mogodé. Dans ce village frontalier avec le Nigeria, trois personnes ont trouvé la mort dont une mère et son bébé qui se seraient rendus dans un marché au Nigéria. La grand-mère qui s’occupait de son petit-fils et sa fille seraient également décédée selon des sources médicales. C’est lorsqu’une dizaine villageois de Kossohone vont manifester les mêmes symptômes qu’ils vont être transférés au centre de santé intégré de Mogodé pour la prise en charge. Malgré les soins intensifs administrés, l’épidémie va faire une quatrième victime.
A Makary et Mada dans le Logone et Chari, le premier cas de choléra a été déclaré il y a près d’un mois. De ce coté là, cinq personnes sont décédées. « Dès que nous avons eu confirmation qu’il s’agissait du choléra, nous avons immédiatement mis sur pied une cellule d’alerte afin de contenir la progression de la maladie, en mettant un accent sur la désinfection des points d’eau et des puits », explique le Dr Marcellin Nimpa Mengouo, chef d'unité régionale du programme élargi de vaccination de l'Extrême Nord.
« A l'heure actuelle, il y a en tout 84 cas de choléra dont neufs décès sur toute l'étendue de la région. Il y a précisément 41 cas dont cinq décès à Makary et 33 cas à Mada. La semaine dernière également, plus exactement le 28 mai dernier, on nous a signalé du côté de Mogodé, dans le village Kossehone, 10 cas dont 04 décès dans deux familles proches », a récemment indiqué le délégué régional de la Santé, Dr Rebecca Djaou.
Des équipes déployées les localités affectées ont traité et désinfecté les points d'eau et les puits, les salles d'hospitalisation. « L'Organisation mondiale de la santé, la Croix rouge et l'Unicef nous ont fortement appuyés avec des médicaments. Et, à l'heure actuelle, la situation est maitrisée puisque depuis le 28 mai, on n'a ni enregistré de nouveaux cas, ni des décès», rassure Dr Rebecca. Selon le Dr Marcellin Nimpa Mengouo, les populations ont été sensibilisées et il leur a été recommandé de boire de l'eau de forage, toilettes, de se laver les mains et laver les aliments avant de les consommer.
Des concertations avec les autorités locales ont permis de sensibiliser et à inciter les populations à changer leurs comportements. Le matériel médical offert par les organisations internationales ont permis jusqu’ici à administrer gratuitement des soins aux patients contaminés. En 2009 à l'Extrême-Nord, l’épidémie de choléra avait fait une soixantaine de morts sur près de 395 cas déclarés.

Jean Pierre Hachda

lundi 12 avril 2010

Fenasco B 2010: La région de l’Extrême-Nord championne


Avec 26 médailles remportées dont 8 en or, 8 en argent et 10 en bronze, la région de l’Extrême-Nord remporte les 5e Jeux de la Fenasco ligue B. Les athlètes originaires de la région de l’Extrême-Nord ont imposé leurs marques tout au long des compétitions marquant la 5e édition des jeux Fenasco de la ligue B qui se sont déroulés du 6 au 9 avril 2010 à Mbalmayo.
L’Extrême-Nord s’est particulièrement démarqué dans les sports individuels où elle a effectuée une razzia. Que se soit au saut en longueur filles et garçons, au saut en hauteur garçons, en course de vitesse filles (60m) et en course garçons (600m), l’Extrême-Nord n’a que croqué l’or. La star, sur piste d’athlétisme reste sans doute la jeune Souraya Mahama. A elle seule, deux médailles d’or : une en saut en longueur et l’autre en course de relais. Une confirmation pour la région de l’Extrême-Nord qui a fait mieux que l’année dernière où elle s’est imposée à la deuxième place.
Parmi les équipes du Septentrion, le Nord vient en deuxième position, 6e au classement général. Elle a remporté 4 médailles en or, 5 en argent et 5 en bronze. L’Adamaoua est dernière des trois équipes septentrionales et la 9e place au classement général. Elle remporte une médaille en or, en gymnastique artistique masculine remportée par l’élève Sodéa, 1 médaille en argent et 0 en bronze. Elle remporte néanmoins le trophée de l’équipe fair-play. Les équipe du septentrion se sont démarqués particulièrement au tennis de table, discipline introduite cette année au Fenasco tout comme le basket-ball, le football féminin et le saut en longueur. Nourra Aïssatou du Nord a remporté la médaille d’or en tennis de table filles face à Nzié de l’Adamaoua qui s’est contentée de l’argent.
Au plan national, la région du Nord-Ouest occupe la deuxième place avec 6 médailles en or, 4 en argent et 1 en bronze. La région du Centre qui a remporté la quatrième édition disputée à Bertoua en 2009 vient en 3e position avec 5 médailles en or, 5 en argent et 10 en bronze. Le Littoral occupe la 5e place avec 4 médailles en or, l’Est la 7e position avec 3 médailles en or tandis que le Sud occupe la dernière place.
La pluie qui s’est abattue sur la ville de Mbalmayo tout comme le déplacement du cadre de la cérémonie de clôture qui s’est déroulé finalement à la place des fêtes de Mbalmayo n’a pas gâché l’éclat de la cérémonie et la joie des champions venus des quatre régions du pays. Présents à Mbalmayo à la clôture de la compétition, les ministres de l’Education de base, des Sports, de l’Emploi et de la jeunesse ont remis les trophées aux champions.
Les 1010 jeunes athlètes venus des 10 régions du pays ont rivalisé d’adresse au cours des 5e jeux de la Fenasco B de Mbalmayo qui avaient pour thème « sports à l’école et développement des jeunes ». Pour Mme Youssouf née Hadidja Alim, ministre de l’Education de Base, « ce thème souligne la relation étroite qui existe entre le sport et le développement du jeune » puisque la pratique du sport offre au jeune des opportunités extraordinaires, notamment, un développement physiologique, intellectuel et moral harmonieux de l’enfant.
Plusieurs manquements ont néanmoins été relevé lors des compétitions notamment les fraudes et les tricheries. 25 athlètes ont été disqualifiés. « Les noms portés sont effectivement ceux des enfants des écoles primaire, mais les enfants qui les représentent sortent des lycées », explique Dr Louis Zebaze, président de la commission médicale et de morphologie. Le littoral occupe le top du classement avec 1o cas sur les 25 athlètes sanctionnés. Il s’agira, a expliqué le ministre de l’Education de Base, Mme Youssouf née Hadidja Alim, de réduire ces manquement lors des prochains jeux, prévus dans la région du Sud-Ouest.

mardi 23 mars 2010

Mayo-Tsanaga : «En 20 ans, l’Ademat a gagné en maturité et en expérience »

Hama Hadama Bello, secrétaire général de l’Association pour le développent du Mayo-Tsanaga (Ademat)

Sous quel auspice placez-vous la tenue de la 10e Assemblée générale de l’Ademat ?
Les travaux de la 10e Assemblée générale seront placés sous l’auspice des acquis à consolider car voyez-vous l’association à presque 20 ans d’âge. Elle a gagné en maturité et en expérience. Il est question à ce titre d’évaluer ces acquis, ensuite chercher à les consolider au mieux, les rendre durables. C’est un défi !

Quelles sont vos attentes ?
Mes attentes en tant que Secrétaire Général sont nombreuses à savoir : que la mobilisation des filles et fils de ce département soit effective ; que les cotisations soient à la hauteur de l’événement, soit dit en passant, battre les 17.000.000 Fcfa récoltés lors de l’Assemblée de Koza en 2008 ; enfin et comme je l’ai dit, qu’au sortir des travaux de cette assemblée, qu’une nouvelle approche méthodologique, fort des expériences passées soit initiée et adoptée car les problèmes du Mayo-Tsanaga sont divers et nombreux et malgré l’intervention des pouvoir publics, ils restent importants et touchent toutes les couches de nos populations. Il serait souhaitable de penser à d’autres pistes afin d’accélérer ce développement. Ici, nous pensons à des banques des données des projets pour chaque unité, l’élaboration d’une synthèse des projets prioritaires et la recherche des bailleurs.

Que peut-on mettre à l’actif de l’Ademat en termes de développement dans le Mayo-Tsanaga ?
En presque 20 ans d’âge, l’Ademat a mobilisé une centaine de millions (matériel et financier) au développement du Mayo-Tsanaga. Ce qui se traduit par l’achat du matériel éducatif et sanitaire, le paiement des enseignants, la construction des salles des classes et leur équipement, l’appui aux comités et autres associations de développement. Ensuite, et c’est important, durant ces années les filles et fils de ce département se sont donné rendez-vous chaque année lors des tenues des assemblées permettant ainsi de mieux penser et asseoir les objectifs que vise leur association à savoir : renforcer les liens d’entente, de solidarité, contribuer à l’éducation civique en vue de rehausser l’image de marque du département, conscientiser les populations du département sur la nécessité de se prendre en charge et j’en oubli encore.…

Quels sont les obstacles au développement de cette région ?
Les obstacles au développement de cette région sont de plusieurs ordres : certains naturels et d’autres conjoncturels. Malgré le dynamisme de ces populations, le manque et la pauvreté des terres cultivables, l’insuffisance des intrants agricoles et la rareté des pluies sont autant de facteurs qui bloquent cette région. Et comme vous le savez, le revenu par habitant est très faible dans cette partie du territoire, ajoutez à cela la forte densité des populations (dans certaines zones, elle atteint 120 habitant au Km²). Vous comprenez donc que c’est une situation peu enviable pour des populations qui vivent à plus de 85% d’agriculture.

Que répondez-vous à ceux qui disent que la politique et la multiplication des comités de développement des villages sont à l’origine de la division dans ce département ?
Je ne crois pas beaucoup à cela. Chaque fille et fils du Mayo-Tsanaga sont originaires d’un village, d’un canton, d’une unité administrative. Le développement se faisant à la base, donne l’occasion aux élites d’apporter leur contribution à chaque niveau de l’échelle. C’est humain, mais l’essentiel c’est de sauvegarder la cohésion sociale de cet important département. Il est vrai que nos élites pensent d’avantage au village avant d’autres considérations. Mais l’organisation sociopolitique ne favorise-elle pas cet état de chose ? Pour être conseiller municipal, il faut bien que votre village vous présente. Pour cela, ne faudra-t-il pas montrer qu’on est proche de celui–ci ? L’essentiel, c’est l’organisation que nous devrions nous doter pour que le plus important reste le développement des entités qui à leur tour, assurera la cohésion et l’épanouissement du grand ensemble (Ademat). Les divisions trouvent leur origine dans les cœurs et non dans l’apport qu’on donne à tel ou tel village. Personne n’a choisi de naître dans le Mayo-Tsanaga. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Nos diversités linguistiques, religieuses, ethniques doivent devenir des opportunités à saisir.

A quoi donc se résument les défis de l’Ademat aujourd’hui ?
Le Mayo-Tsanaga doit comprendre que le monde est devenu un gros village planétaire et que ne peuvent en tirer profit que les peuples organisés, créatifs, ambitieux. Les enjeux se font au sein des grands ensembles, il n’y a donc pas de places aux divisions et à l’individualisme.

Environnement : Le Japon appuie la lutte contre la désertification


Environnement : Le Japon appuie la lutte contre la désertification

« La partie septentrionale du pays qui subit des effets réels néfastes de la désertification et de la déforestation », préoccupe le Japon, a indiqué l’ambassadeur du Japon au Cameroun, Keiji Yamamoto. Une préoccupation qui est à l’origine de la signature, le 17 mars 2009, de deux échanges de note entre le gouvernement camerounais, représenté par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire national, Louis Paul Motaze, et l’ambassadeur du Japon, Keiji Yamamoto. C’était en présence du ministre des Forêts et de la Faune, Elvis Ngole Ngole et du ministre délégué du Minepat, Yaouba Abdoulaye.
Une convention qui met à la disposition du Cameroun, à titre non remboursable, un don hors-projet et un don pour un programme environnement d’un montant de 7 milliards 400 millions de Fcfa. Le premier accord, d’une valeur de 3.400.000.000 Fcfa servira à « acquérir des biens économiques dont les produits des ventes seront déposés dans un fonds de contrepartie utilisé judicieusement pour financer des projets spécifiques destinés à soutenir les efforts du gouvernement camerounais pour s’attaquer aux problèmes de développement socio-économique avec pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté », a expliqué Keiji Yamamoto.
Quant au second don, d’un montant d’environ 4.200.000.000 Fcfa, servira à l’acquisition de « divers biens économiques permettant de maîtriser les ressources forestières du pays et de mettre en œuvre des mesures positives pour une gestion durable et de la préservation des forets afin de combattre la changement climatique », selon l’ambassadeur du Japon.
Le Minepat Louis Paul Motaze a déclaré que cette aide servira au renforcement des capacités de tous les acteurs concernés par le secteur de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie des populations des zones forestières à travers la conservation participative et concertée de la biodiversité ainsi que de la valorisation communautaire et durable des ressources forestières. Il a indiqué que le premier accord fait partie d’un vaste programme d’amélioration durable et concertée des conditions d’existence matérielle des populations. La première phase, actuellement en cours d’achèvement, a d’ailleurs abouti à la « réalisation des adductions d’eau potable, des infrastructures scolaires, des unités d’élevage et de production des aliments pour la volaille, des infrastructures d’offre des soins de santé et de transformation des rebus de coton en coton hydrophile, de la construction des unités d’abatage et de conditionnement des produits de la volaille », a révélé Louis Paul Motaze.
Cet appui, destiné à soutenir les efforts du gouvernement dans la gestion des ressources humaines, est une avancée significative pour le gouvernement camerounais dans sa lutte contre les problèmes environnementaux a précisé le ministre des Forêts et de la Faune, Elvis Ngole Ngole qui a déclaré que l’objectif de cet accord vise à « s’assurer que la forêt du Cameroun est exploitée de manière rationnelle en même temps que la préservation de la biodiversité ».
L’ambassadeur Keiji Yamamoto a par ailleurs déclaré que le changement climatique représente une grande menace pour la croissance et le développement durable en Afrique ainsi que pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Aussi, a-t-il réitéré, le Japon souhaite marquer sa volonté pour la formation d’un « nouveau cadre légal effectif et équitable » sur le changement climatique.
Une volonté matérialisé su le terrain par le principe de « don hors projet » qui « est un nouveau mécanisme mis en œuvre par e Japon », selon Mme Pélagie Nguimout Ekong, chargée d’étude au Minepat et très proche du dossier. D’après elle, plusieurs projets ont été financés avec l’appui des Japonais. Grâce au fond de contrepartie généré par ledit don, d’un montant 1.400.000.000 Fcfa, 25 projets de développement ont été réalisés dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de l’éducation et de la santé.

Transport : Les règles de Rotterdam expliquées aux chargeurs africains

« Les règles de Roterdam : quel apport pour l’Afrique ?» C’est pour répondre à cette question que des magistrats, des avocats, des experts des structures partenaires de la place portuaire et des opérateurs économiques d’Afrique se sont réunis les 18 et 19 mars 2010 à Yaoundé. Organisés par le Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc), avec le concours de la Commission des Nations unies pour le droit commercial international (Cnudci), le Comité maritime international (Cmi) et l’Union des conseils des chargeurs africains (Ucca), l’objectifs des assises visaient à « faire connaître la nouvelle convention et évaluer son impact sur les transports maritimes des pays africains et les économies nationales », selon le directeur général du Cncc, Auguste Mbappe Penda.
Une occasion pour présenter aux différents acteurs du transport multimodal les grandes lignes des « règles de Rotterdam ». Il s’agit d’attirer « l’attention des hautes autorités politiques sur la nécessité d’un examen profond de cette nouvelle convention, car il importe de prendre des dispositions utiles dès maintenant, pour mieux affronter cet instrument juridique, afin de ne pas être surpris par ses effets au moment de son éventuelle entrée en vigueur», a prévenu le Dg du Cncc, Auguste Mbappe Penda à l’ouverture des travaux le 18 mars.
Prudent, même s’il a reconnu que les « Règles de Rotterdam » s’inscrivent dans la mouvance de modernisation des normes juridiques du secteur maritime et portuaire, le ministre d’Etat, ministre des Transport, Bello Bouba Maïgari, représentant du Premier ministre, a indiqué qu’il « importe, pour le Cameroun et pour l’ensemble des pays africains, de bien assimiler la quintessence des dispositions en vue d’apprécier, en connaissance de cause, l’opportunité ou non de ratifier ou, le cas échéant, d’y adhérer ».
Représentant plus de 80% du volume des échanges mondiaux de marchandise, les transports maritimes constituent l’épine dorsale du commerce international. « Pour les pays africains, ce chiffre se situe à environ 95% du commerce extérieur », d’après le ministre d’Etat Bello Bouba Maïgari. C’est pourquoi « la prise de conscience des conséquence économiques que peuvent entraîner les mutations juridiques préconisées par les « Les règles de Rotterdam » justifie donc largement l’intérêt que le Cameroun et l’Afrique toute entière porte à la maîtrise de cet instrument juridique international », a-t-il estimé.
Les experts présents aux assises ont rassuré les chargeurs africains sur la nécessité d’adopter « Les règles de Rotterdam », un texte « extrêmement décisif pour l’avenir du monde maritime », croit savoir Mme Kate Lannan, représentant du la Commission des nations unies pour le droit commercial international (Cnudci). Mêmes certitudes pour le Pr. Tomotaka Fujita, enseignant de Droit à l’université de Tokyo et vice président à la 41e Session de la Cnudci en 2008. Il pense que les règles de Rotterdam « ont volontairement réglé en détail, grâce à ses 96 articles, nombre de questions juridiques actuellement oubliées ou réglées de manière superficielle par les règles de Haye-Visby ou par les Règles de Hambourg ».
La synthèse des travaux du séminaire a néanmoins permis de mettre en évidence trois enseignements majeurs, selon le rapporteur, le Pr. Martin Ndende, expert juridique international. « C’est d’abord une Convention voulue comme instrument de compromis, c’est ensuite une Convention extrêmement riche et novatrice, mais c’est aussi, et enfin, comme toute œuvre humaine, une Convention nécessairement imparfaite et forcément problématique ».
L’Union des conseils des chargeurs Africains (Ucca) créée 1977 compte 16 membres dont l’Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Cote d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée Equatoriale, Guinée Conakry, Mali, Niger, Nigeria, République Démocratique du Congo, Sénégal et le Togo. Au Cameroun, le Conseil national des chargeurs a été créé le 21 février 1975. Etablissement public administratif, il assure aux chargeurs l’assistance sur toute la chaîne de transport et la défense de leurs intérêts en vue de contribuer à la promotion du commerce international.